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Entretien avec Chris, chanteur de Iron Kingdom

A l’occasion de la sortie de leur nouveau clip, The Samurai, j’ai eu l’occasion de poser quelques questions à Chris, chanteur du groupe Iron Kingdom, venant des froides terres d’outre-Atlantique. Une interview à cœur ouvert, très heavy !

eMaginarock : Bonjour, et merci de prendre du temps pour répondre à ces quelques questions. Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore, pourrais-tu te présenter et nous expliquer quel type de groupe est Iron Kingdom ?

Chris : Bonjour ! Mon nom est Chris Osterman et je suis guitariste et chanteur au sein d’Iron Kingdom. C’ets un groupe canadien de Heavy Metal traditionnel qui a débuté avec comme objectif de ramener sur le devant de la scène le son des années 70 et 80.

Quant au nom il s’agit, dans notre esprit, d’un lieu où tous les fans de Heavy s’unissent. Peu importe leur origine, leur culture, leur religion (ou l’absence de celle-ci), tout le monde est le bienvenu dans notre Iron Kingdom.

eMaginarock : Depuis notre dernière rencontre (au Warm Up Festival 2014), que vous avez change de line-up. Que peux-tu en dire ? Et comment le groupe se sent-il désormais ?

Chris : C’est toujours triste de voir quelqu’un partir, que ce soit par choix ou par nécessité, mais cela arrive pour une bonne raison, et comme tous les groups nous nous adaptons. Parfois ces changements aident un groupe à trouver un nouveau son ou de nouvelles idées, à garder une certaine fraîcheur. La direction générale du groupe, et son but, sont clairement les mêmes mais je suis convaincu que les fans ont reconnu quelques différences suite à ces changements.

eMaginarock : Quelles sont t’es influences musicales, ainsi que celles du groupe ?

Chris : Essentiellement de vieux groupes de métal comme Iron Maiden, Judas Priest, Riot, Fates Warning, Rainbow, Dokken, la liste est vraiment vraiment longue…(rires)

eMaginarock : Quelle a été ta plus grosse découverte (groupe, chanson, album) cette année, que ce soit au Canada ou ailleurs ?

Chris : Pas vraiment un nouveau groupe mais j’ai beaucoup écouté Praying Mantis dernièrement et j’ai adoré. Je les connais depuis des années mais je n’ai commencé à vraiment les écouter que récemment. C’est probablement ma plus grande découverte cette année.

eMaginarock : Comment les choses se sont-elles passes pour le dernier album d’Iron Kingdom, Ride For Glory (2015) ? Et qui a écrit les paroles et qui a composé ?

Chris : Je suis vraiment très fier de cette sortie. Je pense que nous avons atteint un très bon niveau de production dessus, sans pour autant compromettre notre vision ou notre son.

Leighton Holmes, notre bassiste, écrit généralement la plus grand part des paroles, même si au final nous y contribuons tous. Par exemple Amanda, notre ex-batteuse, a écrit les paroles de Lady Trieu and the Kingdom of Wu.

Pour la part musicale je m’occupe de l’essentiel des choses puis chacun contribue en ajoutant ses idées et ses parties spécifiques. Mais la structure, la progression et les riffs sont généralement de mon fait.

eMaginarock : Qu’en ont pensé vos fans canadiens ?

Chris : De ce que j’ai pu entendre cela leur a plu ! Beaucoup de gens sont venus me dire que cet album était ressenti comme une progression naturelle et que nous nous améliorions sans cesse à chaque sortie.

eMaginarock : Le clip The Samurai est désormais disponible. Que peux-tu nous dire sur sa réalisation ? Et concernant la chanson ?

 

Chris : Nous sommes particulièrement contents de cette sortie. Le processus a pris plus de temps que nous ne l’avions espéré mais je pense qu’il est finalement arrivé juste à temps. Nous avons enregistré la vidéo dans une salle à Vancouver. C’est une superbe scène et ils ont été très accommodants avec nos demandes liées au tournage. Nous avons vendu les entrées et avons joué durant deux heures, sans première partie. Nous voulions vraiment retranscrire l’ambiance du concert et je pense que nous avons réussi.

Concernant le morceau lui-même il est basé sur l’histoire des 47 ronins, même si notre version diffère quand même pas mal puisque nous nous centrons sur les pensées et sentiments d’un seul samurai. Il commence avec son maître tué, le bruit d’épée sur le morceau représente le coup l’ayant achevé. Parce que notre guerrier a été incapable de défendre son seigneur il est poussé au déshonneur et à la honte. Dans la culture nipponne de cette époque il devait alors choisir entre le sepukku pour retrouver son honneur, ou bien devenir ronin en prenant l’épée pour venger son maître. Ce qui est d’ailleurs assez intéressant c’est que même si il réussit il sera obligé de se sacrifier via le suicide rituel. Chacune de ces méthodes lui rendront son honneur. Le morceau se penche donc sur ce duel intérieur, sur cette hésitation, aucun des deux chemins n’étant plaisant. Je ne raconterait pas la fin de la chanson évidemment, libre à vous de l’écouter.

eMaginarock : Les artworks de vos albums rappellent les groupes de heavy des années 80. Comment les faites-vous faire ?

Chris : C’est un énorme compliment donc merci ! C’est plus ou moins ce que l’on recherche en fait. Alan Lathwell (un artiste anglais) a été engagé pour faire celle de Ride For Glory et ça a été fabuleux de travailler avec lui. Il a totalement saisi ce que nous voulions. J’espère que nous aurons encore la chance de collaborer à l’avenir en tous cas.

eMaginarock : Pourrais-tu, en cinq mots, définir Iron Kingdom ?

Chris : TRADITIONAL AND TRUE HEAVY METAL !

Mais sinon je n’ai pas forcément besoin de dire quoi que ce soit, juste de pousser le boutons play de notre dernière video. (rires)

eMaginarock : Question difficile : quel est ton pire souvenir sur scène ?

Chris : Tu as bien raison de dire que c’est difficile. Je vais parler du show que nous avons donné à Los Angeles en 2014 durant notre tournée avec Night Demon. Nous avons commis une erreur de débutants en installant notre matériel : amener nos enceintes trop hautes dans une salle au plafond trop bas. Les têtes d’ampli ne sont pas rentrées comme prévu et nous avons décidé (NE JAMAIS FAIRE CA) de les placer derrière les enceintes.

Quand nous avons commencé à jouer notre second guitariste, Kenny, s’est retrouvé avec une installation faussée sur son ampli et tout ce que nous entendions était de la bouillie. Nous n’avons jamais eu pire son dans nos enceintes de retour. Et quand les choses commencent à aller mal au niveau son on se retrouve à continuer à mal jouer et cela ne fait qu’empirer. C’est difficile de savoir comment cela sonnait réellement pour le public, mais je sais qu’en tant que musiciens nous nous sentions assez mal à la fin du set. Les erreurs arrivent bien entendu et seul compte le fait d’en apprendre. Et je peux vous assurer que l’on a bien appris de celle-ci.

eMaginarock : Repasserez-vous bientôt par nos rivages ?

Chris : Nous prévoyons effectivement de tourner à nouveau en Europe et donc en France. Nous prenons actuellement un break pour écrire le prochain album et donc nous arriverons avec une nouveauté à promouvoir. L’Europe sera clairement une priorité pour nos prochaines tournées en tous cas. Mais pour être très honnête les plannings de tournée peuvent être assez aléatoires et donc seul le temps dira quand nous reverrons la France !

Mais si vous êtes curieux de voir où nous jouons allez faire un tour sur notre site internet, nous le maintenons à jour très régulièrement.

eMaginarock : Merci pour ton temps et j’espère à bientôt sur nos scènes françaises !

Chris : Merci à toi de nous avoir aidé à répandre la parole de l’Iron Kingdom !

 

About Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête et qui n’est pas toute seule dedans d’ailleurs… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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