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Culture Metal Spring Night – Gibus Live – 07/04/2018

Avec une partie de l’équipe, on a décidé d’aller voir ce qu’il se passe du côté de la place de la Rép’ à Paris. C’est vrai qu’on y va pas souvent au Gibus Live et là, ce soir c’est la première édition du (Culture) Metal Spring Night, un nouveau concept de soirée organisé par Serenity Prod. Un mini-salon dédié à l’univers Metal et assimilés, proposant des concerts et quelques exposants. Voici un petit tour d’horizon de cette soirée riche en rencontres et en découvertes…

Il est 18h00 pile. Avec Thomas et Fenrir, nous sommes devant la grille encore fermée. Il faudra attendre patiemment 18h30 pour pouvoir entrer dans la salle. Nous sommes accueillis avec un cocktail Metal. On ne saura jamais ce qu’il y avait dedans, mais c’était bien bon pour débuter la soirée !

Ici on discute, on croise des copains, on échange quelques mots avec la marraine de la soirée Emmanuelle Neveu puis on visite la salle en découvrant les exposants présents. Il y a encore peu de monde à cette heure-ci, donc on a encore le loisir de se balader sans trop de problèmes. Certains murs sont décorés de toiles abstraites, réalisées par l’artiste-peintre Johann Madec, qui profite de cet événement pour faire le vernissage de son exposition.

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Il y a un stand de nourriture, plus précisément un Food Truck dénommé BBQ Corner, situé aux abords d’une salle agencée pour l’occasion en mode « backstage » pour les groupes. D’ailleurs, à ce moment-là, j’aperçois Franky Costanza qui commence à monter sa batterie. Le p’tit Truck propose des burgers végétariens et quelques petites gourmandises, que Fenrir a eu l’occasion de tester et qu’il a trouvé bons, malgré le choix surprenant du steak de pois chiches pour les composer.

Dans l’espace dédié aux exposants, on y découvre deux salons de tatouages qui proposent des styles très différents : Sacha Viking Tatoo, spécialisé dans les tatoos à inspirations nordiques. J’aime assez le style, mais je trouve les motifs un peu trop masculins pour moi. Je trouve les lignes et les entrelacs un peu trop « bruts ». Je m‘y retrouve un peu plus à travers les pages des books disponibles sur le stand voisin, Ink Frequentable. Les dessins et réalisations exposés correspondent effectivement un peu plus à mon style. Les goûts et les couleurs, tout ça…

En continuant notre petite balade, on découvre le stand de la marque sportwear West Rider, le label de musique Knives Out Records et enfin le merch’ des groupes qui jouent ce soir : Idensity (Death Metal), Nothing But Echoes (Metal),  JC JESS (Heavy/Glam Metal) et Blazing War Machine (Extreme/Indus).

D’ailleurs il serait temps d’aller voir ce qui se passe côté scène… Il est environ 19h30 lorsqu’on entend la bande-son d’intro’ du set d’Idensity. Après une courte présentation par l’organisateur de la soirée et de légers problèmes techniques, le set débute devant une salle encore clairsemée. Une cinquantaine de personnes sont venues soutenir le combo francilien pour leur courte performance d’une petite trentaine de minutes. Un peu déçue de la prestation, je dois avouer que je n’ai pas réellement profité du set. Le violon grésille et ça joue fort. Un peu trop, du coup le volume du micro chant est monté, en même temps que la basse, ce qui fait disparaître les guitares peu à peu. En fait, le violon électrique à une fâcheuse tendance à grignoter les autres instruments ce qui donne un rendu pas très esthétiques. Lorsque que le chanteur-guitariste impose sa voix entres deux riffs, il devient alors difficile de comprendre les structures des morceaux. En soit, la voix du chanteur principal est plutôt cool mais on l’entend pas trop au début du set, alors on augmente son volume mais comme la plupart des instruments sont déjà remontés, on entend bientôt plus rien… et c’est dommage. Néanmoins l’ensemble propose de bonnes idées en terme de composition et je suis vraiment curieuse de voir ce que cela peut donner sur album, le groupe sortant son troisième prochainement.

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Après une vingtaine de minutes de changement de plateau c’est le tour des nantais de Nothing But Echoes de lâcher ses riffs puissants. Le son est nettement mieux arrangé et les instruments sont bien calés. Sur cette prestation, je préfère les chants criés aux chants clairs, mais au moins j’entends tout parfaitement et j’aime bien ce que je vois. On change de style par rapport au premier groupe et le son général commence à s’améliorer. L’énergie du groupe est incontestable, bien que le manque de place sur scène se fasse sentir.

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Pendant une petite pause au bar à papoter avec les copains, j’entends les premiers riffs du groupe suivant et ça me fait penser à un groupe que j’aime bien (Kissin Dynamite) mais je me dis : « C’est bizarre quand même… du Heavy dans une prog’ métal ? » Et en fait c’est tout à fait ça. JC Jess imposen, dès les premiers instants, des riffs cool et entraînants qui remotivent un public bien trop calme depuis le début de la soirée. Le groupe originaire de Haute-Savoie officie dans un Heavy Metal puissant et chaleureux qui donne envie de secouer ses cheveux dans tous les sens pendant vingt-cinq minutes.

Pour animer le dernier changement de plateau de la soirée, nous découvrons la prestation originale de Léa Montravers akaMère Dragon, qui nous fait découvrir un show subtil et sensuel mêlant effeuillage et pole dance sur un morceau de Marilyn Manson. J’en ai le vertige rien que d’y repenser ! Léa, qui ne semble avoir peur de rien, joue aussi avec le feu et n’hésite à aucun instant de terminer sa prestation dans un cercle de feu au sol et joue ensuite avec un chandelier.

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Il est l’heure maintenant de découvrir la tête d’affiche de la soirée ! Les Blazing War Machine commencent à être des habitués des scènes franciliennes et on se rappelle encore leur prestation au Musikö Eye Fest de novembre dernier ou la présence exceptionnelle de Franky Costanza derrière les fûts des Tambours du Bronx le mois dernier à la Machine du Moulin Rouge.

Le set des Blazing est malheureusement déjà écourté avant même de commencer car il faut finir à l’heure mais cela ne les empêche pas de faire headbanger le public joyeusement au son de leur musique. Dès les premiers riffs, l’ensemble de la foule venu assister à leur show purement et simplement électrisé, mettra en place pour la première fois de la soirée un wall of death et circle pit. Comme à son habitude Irina fait le show tandis que l’ensemble du groupe se prête au jeu et envoie une prestation de très grande qualité. Au fil des morceaux la foule s’échauffe et le partage entre les marseillais et le public parisien est total. Puis l’organisateur de la soirée vient annoncer que Blazing War Machine va devoir écourter encore une fois son set, du fait de la salle qui a autre chose de prévu à la suite du concert. Ce sont donc à nouveaux deux morceaux qui passent aux oubliettes tandis qu’ils finissent sur Swamp. Même si le combo est énervé du fait de ce contretemps, il ne le fait en rien sentir à son public et propose un final de feu, purement et simplement et leur public ne leur en veut très clairement pas…

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Cette première édition des (Culture) Metal est, à mon sens, un succès mitigé lié à l’accumulation de quelques problèmes techniques et de l’organisation générale de l’événement. Pour un galop d’essai il faut reconnaître que l’ensemble était franchement bien et je retournerais volontiers voir ce que Serenity Prod propose par la suite car ce type Evènement mettant en avant les cultures que nous aimons se font malheureusement trop rares et il ne faut surtout pas les bouder !

Photographie :Deuskin Photography

Eldricht Tales

A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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