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A New World to Come – Deus Ex Machina

Allez changeons un peu des groupes français pour nous intéresser un peu à ce qui se fait de l’autre côté des alpes, plus précisément en Suisse. Le groupe de Death mélodique genevois Deus Ex Machina nous propose son dernier album, intitulé A New World To Come, et il est donc temps de plonger dans leur univers que la pochette de l’album annonce comme clairement prenant et que tous les amateurs d’imaginaire devraient adorer.

On attaque directement dans le gras du sujet avec A New World To Come et son son énergique, la voix de Stephany faisant des merveilles par-dessus. Une première grande claque dans la face qui donne clairement le ton de l’album : on va se faire plaisir et headbanger comme il faut, attention aux cervicales. Sans transition on enchaîne avec Home, et son intro assez douce, trompeuse, car dès que la batterie commence à s’exciter on se retrouve pris dans le jeu du groupe. Les sauts de rythme au sein du morceau sont particulièrement réussis et montrent la maîtrise incontestable des musiciens. Le refrain, particulièrement mélodique, m’a vraiment parlé et emporté, ce qui est clairement un signe de réussite. Unfaithful Whispers et son intro très électro viennent ensuite nous en mettre plein les oreilles, tout comme Human Savior qui attaque au chant d’emblée. Chrysalis signe la moitié du CD et le son de guitare doux, la mélopée qui s’en dégage, est vraiment enjôleuse et invite à rêver. Une véritable émotion se dégage de cette chanson que j’ai purement et simplement trouvée magnifique. Rien à redire de bout en bout et les sentiments qui sont créées par le refrain sont prenants. A mon sens il s’agit de la meilleure piste de l’album.

Seconde moitié de l’album entamée avec Dualism et son son intriguant au premier abord avant que les instruments ne se déchainent et que Stephany fasse parler son growl. Face à cela My Lament et ses guitares lourdes viennent en remettre une couche avec une mélodie lancinante renforcée ensuite par un rythme de batterie très élevé. Une autre excellente chanson pour un album qui pour l’instant présente très clairement un sans-fautes. Shadows From The Past et son clavier énigmatique et presque gothique viennent ensuite (pendant plus d’une minute) nous interroger sur ce que va nous proposer le groupe. Puis les guitares interviennent et tout s’enchaîne merveilleusement bien dans nos oreilles. La lourdeur des grattes est particulièrement agréable à l’oreille et ajoute au charme du morceau. Born conclue le tout de la même manière qu’il a été commencé : avec talent et brio. La mélodie sur cette chanson m’a à nouveau particulièrement parlé et j’ai pu m’immerger à fond dans le son, ce qui est particulièrement agréable, cela va sans dire…

En matière de Death metal il est compliqué de parvenir à être original, à proposer quelque chose de cohérent tout en étant pas la copie de tel ou tel autre groupe. On sent clairement une influence Arch Enemy (époque Angela) chez Deus Ex Machina mais ils parviennent aisément à s’en séparer et à créer LEUR propre musique, qui n’est pas moins bonne que celle qui a pu les inspirer. Chaque piste est bien différente mais offre néanmoins une uniformité de style vraiment agréable à l’écoute. En tous cas une chose est sûre ce groupe fondé il y a maintenant quatre ans sait parfaitement ce qu’il fait et le fait merveilleusement bien. Vivement la suite de leurs aventures musicales et peut-être un concert sur Paris me permettra de voir ce que donnent leurs performances live !

A New World to Come
Deus Ex Machina
2017

About Thomas Riquet

Passionné de littératures de l’imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d’Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom.

Ce faisant il assure également la direction littéraire d’anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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