Une intrigue un peu longue, un système de magie original.
À treize ans, Lore a échappé aux griffes d’un culte secret officiant dans les catacombes de la ville de Dellaire. Depuis dix ans, elle suit une unique règle : ne pas se laisser reprendre. Devenue trafiquante de poison pour le cartel qui l’a prise sous son aile, elle s’efforce de rester dans l’ombre et de garder le secret sur son affinité illicite avec la Mortem, la magie de la mort qui la lie irrémédiablement à la cité.
Mais lorsqu’une transaction se passe mal, Lore est capturée par la Presque Mort, une faction de prêtres-guerriers habilités à utiliser la Mortem pour le compte du Roi Sanctifié… Lore pense être promise au bûcher, or le roi semble avoir d’autres intentions. Des villages entiers sont en train de disparaître aux confins du royaume sans explication rationnelle, et Lore est confrontée à un choix : user de sa magie pour enquêter et démasquer les responsables à la cour de la Citadelle… ou être exécutée.
Mais dans cet étincelant monde d’en haut fait de lumière et de faux-semblants où elle ne peut accorder sa confiance à personne, Lore doit se trouver des alliés. Entre Gabriel, le duc devenu prêtre de la Presque Mort chargé de la guider et Bastian, le sulfureux et controversé prince héritier, Lore se perd dans un dangereux labyrinthe d’intrigues politiques, religieuses et amoureuses… alors que les sombres secrets qu’elle a laissés dans les profondeurs des catacombes sont en passe de la rattraper.
The Foxglove King par Hannah Witten est le premier tome de la trilogie The Nightshade Crown. C’est le premier roman que je lis de l’autrice, je découvre donc sa plume avec cette série qui semble être une Romantasy.
The Foxglove King nous plonge dans un univers sombre, plein de secrets, de complot et de fanatisme religieux dans lequel une mystérieuse magie de la mort sévit.
Sur le papier, le world building a un sacré potentiel : système de magie originale, ambiance pesante … Dans les faits, ça manque de développement.
Une fois de plus, la malédiction du premier tome a frappé, et c’est vraiment dommage, car il y a un très bon potentiel. Dans l’ensemble le world building donne envie, j’ai seulement eut la sensation de rester un peu sur ma faim dans la découverte de cet univers
L’intrigue est lente et prend beaucoup de temps pour avancer, parfois trop de temps.
L’histoire manque d’action à mon goût, ce qui peut convenir à des lecteurs plus patients que moi. En soit, il y a une certaine logique à cette lenteur au vu du récit, mais je trouve ça juste un peu dommage du point de vue de mes goût personnels. J’ai également trouvé que certains plot twist étaient prévisible et certaines scènes manquaient d’impact émotionnels.
L’héroïne, Lore, m’a perturbée dans sa construction : d’abord présentée comme une femme forte, intelligente et indépendante, elle semble devenir tout l’inverse lorsqu’elle se retrouve aux mains des deux personnages masculins. D’ailleurs, j’ai trouvé que ceux-ci manquaient de profondeur, le texte nous donne l’impression de gratter la surface de leur personnalités mais au final on a surtout la sensation d’une profondeur superficielle.
Le triangle amoureux est là… sans être là. J’ai conscience que le principe du slow burn c’est de faire traîner en longueur les relations amoureuses, cependant ici l’implication de ces potentielles relations est quasi inexistante. En soit, ce n’est pas gênant, l’intrigue ne tourne pas autour de la romance, donc en soit l’histoire n’en pâtit pas. Seulement c’est là où la classification me pose question : un roman classé en Romantasy qui n’a qu’un subplot de romance, n’est pour moi pas une romantasy. Par conséquent, à partir de ce moment-là, mes attentes ne sont forcément pas comblées.
Dans le fond, The Floxglove King reste une lecture sympathique, qui n’est simplement pas ma tasse de thé mais ravira sûrement les fans de slow burn, ainsi que les lecteurs patients qui apprécient quand une intrigue prend vraiment son temps.
