3 questions à Katia Lanero Zamora, autrice de Team Building

J’ai adoré la novella de Kaita Lanero Zamora, Team Building, sortie récemment chez ActuSF dans la collection Nagori. Il fallait absolument que je lui pose quelques questions pour mieux comprendre d’où avait bien pu lui venir cette histoire, mais également savoir si on lui avait vraiment volé ses yaourts !

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire Team Building ? De mauvaises expériences professionnelles ? Et pourquoi une simple novella et non un roman complet ?

Je travaille depuis que j’ai 16 ans. J’ai été immergée dans des univers très variés et des enjeux très différents et pourtant, j’ai remarqué que même dans des secteurs très éloignés, je retrouvais souvent la même typologie de collègues. J’ai brassé et rencontré énormément de personnes, beaucoup ont laissé des traces inoubliables. Je voulais à la fois rendre hommage à ces constellations de personnes et re-traverser les circonstances qui m’ont amenée à un burn-out par la tangente, la comédie, la prise de distance, parce qu’après tout, on peut dire qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer.

Après 24 ans d’activités professionnelles, je pense que toutes les expériences ont leur lot de bonheur et de tristesse, mais que c’est aussi de l’équilibre entre collègues que peut naître une sorte de zénitude. Malheureusement, ce n’est jamais simple de combiner les enjeux de chacun avec ceux de l’entreprise.

Je me suis lancée dans la novella car je voulais quelque chose de très condensé, qui pouvait aller « à l’os ». C’est mon premier texte satirique et je voulais tester cette plume sur un récit plutôt sharp.

Comment as-tu construit ce récit ? Où as-tu été chercher cette idée de jeu virtuel alors que tu aurais pu aller dans la facilité du GN ?

J’ai d’abord créé la constellation de personnages et puis je leur ai fait passer un test de personnalité pour leur attribuer un avatar. Ensuite, il fallait que la quête corresponde au monde de l’entreprise. J’ai pu être aidée dans ces réflexions par Xavier Langendries, qui avait fondé Wannaplay, une entreprise qui justement… organisait des team buildings pour d’autres entreprises. Pour le GN, cela ne m’est pas passé par l’esprit car je n’y joue pas. C’était important pour moi que les collègues soient dans une extrapolation d’eux-mêmes et soient obligés de jouer ce jeu, intrinsèquement liés à leur avatar jusqu’au bout.

T’es-tu vengée de certains en leur créant un personnage ? Ou bien as-tu tapé large au niveau des profils professionnels ?

Pas de vengeance, non, mais par contre, un malin plaisir à m’inspirer d’absurdités que j’ai rencontrées pendant mon parcours. C’était plus un plaisir coupable de pouvoir mettre certaines choses en exergue, prendre de la distance, faire rire, et peut-être permettre à des lecteurices de voir dans cette absurdité ce qu’il se passe dans leur propre travail. L’humour et l’absurde, c’est déjà une mise à distance. Et si on peut en rire ensemble, les enjeux et les égos redescendent et puis on peut discuter. J’ai traversé des trajectoires de gens inoubliables, dans le bon et le mauvais sens du terme. Mais j’ai beaucoup de tendresse pour chacun. Justement grâce à la mise à distance de l’absurde.

Question subsidiaire : on t’a déjà volé tes yaourts et tu t’es vengée dans ce texte ?

C’est une histoire véridique, mais dont je n’étais pas la victime. Par contre, ce fut un feuilleton qu’on a suivi pendant des mois, un mystère insoluble, QUI VOLAIT LE YAOURT DE MA COLLEGUE ??? On n’a jamais eu la preuve. Mais moi j’ai ma petite idée ;)

Titre :
Série :
N° du tome :
Auteur(s) :
Illustrateur(s) :
Traducteur(s) :
Format :
Editeur :
Collection :
Année de parution :
Nombre de pages :
Type d'ouvrage :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut