Un très bel univers dans lequel on a envie de plonger, mais qui malheureusement peine à nous séduire.

Paris, 1899.
Les fées sont parmi nous. 
Cachées. 
On les appelle des Faux-Semblants. 

En pleine Belle Époque, Raphaël Acanthe, jeune séducteur, découvre à la faveur d’un duel qu’il est l’un de ces Faux-Semblants : un sylve.  De Paris au Sahara en passant par Budapest, cette découverte l’emmène dans un engrenage infernal, entre les diverses factions de fées et les complots contre la Monarchie féerique. Entraîné malgré lui dans cette intrigue tentaculaire, Raphaël en compagnie d’un groupe hétéroclite de Faux-Semblants, dont Béla, un pitoyable, mais si attachant vampyr, et Una, une dangereuse fleur de métal, va mettre à jour une terrifiante machination qui pourrait dévoiler au monde l’existence des fées. 

Quelle déception ! La couverture très attirante de Zariel et le pitch vraiment appétant semblaient proposer un roman passionnant. Mais malheureusement ce n’est pas le cas.

Les Héritiers est un roman très, très long et beaucoup trop bavard de mon point de vue. L’auteur passe trop de temps à faire dialoguer ses personnages plutôt que décrire un univers somme toute assez complexe. Cela manque de descriptions de décors et d’ambiance ! C’est parfois trop froid avec des passages brouillons, que ce soit les combats ou l’enquête policière. Les personnages ne sont pas suffisamment attachants pour être suivis pendant plus de 700 pages et c’est particulièrement le cas de Raphaël, le protagoniste. Le jeune bourgeois qui découvre son identité féerique n’est jamais agréable et si présenter des héros plus complexes et moins gentillets est tout à fait louable, un protagoniste constamment antipathique me semble présenter un réel problème pour donner envie de suivre son histoire.

La complexité de l’intrigue rejoignant la complexité de l’univers créé, il est parfois difficile de bien suivre les rouages de l’histoire. La fin déçoit beaucoup et on se dit “tout ça pour ça”. C’est vraiment décevant, car l’ambiance steampunk-féerique donne envie et les créatures créées par Clavel sont surprenantes, mélangeant adroitement merveilleux et technologie.

C’est bien dommage, car Les Héritiers est un roman qui aurait tout à fait pu être réussi de par la proposition originale de Clavel de mélanger ainsi les genres : steampunk, féerie et polar. Cependant, la lourdeur de l’intrigue et son manque de dynamisme (il faut attendre la seconde partie soit 250 pages pour que l’enquête démarre vraiment !) déçoivent clairement et finissent pas créer une lecture fastidieuse.

Arwen

Arwen

Je m’appelle Marie et j’ai 29 ans. J’ai fait des études de cinéma pour devenir scénariste. J’ai travaillé entre autre pour des chaînes jeunesse et des productions de dessins animés. Egalement auteur jeunesse, j'ai publié 4 livres à ce jour. Je suis une passionnée de littérature et de cinéma bien sûr! Tout ce qui touche au fantastique (et à ses cousines Fantasy et Féerie) me parle tout particulièrement. Je développe actuellement mon premier roman pour la jeunesse!

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