Ce samedi soir, les Sidilarsen sont dans la capitale, un concert donné à la Maroquinerie qu’il ne fallait pas rater, avec le support de Rāgarāja en ouverture.

Pour ma part, Rāgarāja est une (agréable) découverte. Pour accéder à la première partie, ils ont remporté le concours lancé par Sidilarsen qui a choisi son coup de cœur parmi 10 groupes.
C’est une formation parisienne de 5 musiciens, qui existe depuis 2014. Leur dernier album Egosphere est sorti le 10 octobre dernier.

Un chant en français bien rythmé, de bons riffs Metal, de belles lignes de guitares parfois mélodiques et une section rythmique bien en place. Ce sont là les éléments de Rāgarāja pour se mettre la Maroquinerie dans la poche. Cela fonctionne, les compos sont efficaces et le public apprécie. On est copieusement servi de Modern Metal, de Djent et de Neo Metal pendant 40 minutes de set, de quoi se mettre en jambe pour la suite.

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« Bagarre » peut-on lire sur le tee-shirt de Benjamin Bury, et dans un sens oui, c’est à peu près ce qu’il se passe dans la fosse dès les premières notes jouées par Sidilarsen. Tout d’abord c’est la bagarre pour nous autres photographes de concert. Bloqués entre la scène et la bande de furieux sur-vitaminés derrière nous, nous sommes comme « écrasés par la machine ». Il faut se démener pour simultanément : éviter les coups, protéger son matériel et réussir à shooter. C’est néanmoins un plaisir de participer à cette baston musicale lancée par les riffs ravageurs de Sidilarsen.

Sur la route depuis une vingtaine d’années, ce groupe nous prouve une fois encore que la scène est son terrain de jeu pour s’exprimer. Tantôts humanistes, tantôt réalistes et parfois saignants sur ce monde aux multiples facettes, ils font mouche dans leurs couplets/refrains très efficaces, avec des textes qui s’inspirent de l’actualité. Les Sidilarsen sont passés maîtres dans l’art de cette écriture révélant les travers de notre société.

La tension et la puissance montent dès le premier morceau À vif suivi de Money Game puis Retourner la France et ne retombent qu’à la fin du concert. 

Dans une fureur indescriptible s’enchaînent : Guerre à Vendre, God’s Got Guns, Interdit de se taire,  0/1/0, La morale de la fable et We Come to Qet It. Juste après un On Va Tous Crever d’anthologie, le groupe rend hommage à Keith Flint de The Prodigy avec le morceau Breathe. Un slam de Sylvain et Benjamin sur Back to Basics et petite pause avant le rappel. Quelques instants après, le groupe revient sous les acclamations des fans en parfaite harmonie avec les musiciens. L’énergie transmise de part et d’autre de la scène est palpable. Du lourd prévu pour le rappel avec Comme on vibre et L’ardeur du Vivant. La dernière chanson Des milliards, comme toujours chantée en chœurs avec le public, hérisse les poils. Ce final est d’une telle puissance. Vivement le prochain concert des Toulousains.

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Je remercie la Maroquinerie, Base Productions, Rāgarāja et Sidilarsen pour cette vibrante soirée.