MetalDays 2019 – Jour 1

Du 21 au 27 juillet, aux portes de la petite ville de Tolmin (Slovénie), se déroulait l’édition 2019 des MetalDays, un festival que j’ai découvert pour la première fois cette année.

Notre périple commence la veille, dans un bus d’Ontour traversant la France, la Suisse et l’Italie pour mener une horde de métalleux à bon port. Les bus d’Ontour ne sont visiblement pas adaptés à d’aussi longs trajets (sièges trop étroits et inconfortables), cependant notre véhicule a été conduit par de très bons chauffeurs et géré par un excellent coordinateur. Ce dernier a en effet la brillante idée de passer l’intégrale du Seigneur des Anneaux en version longue : rien de tel pour calmer l’assistance (dont les plus motivés braillaient à tue-tête du Queen en vf), dont s’empare un silence impeccable dès que résonnent les premières notes du générique.

Vingt-quatre heures après avoir quitté la région parisienne, nous nous retrouvons donc en Slovénie à planter la tente au camping, avant de partir à la découverte du festival. C’est la première fois que je viens, et je suis plutôt émerveillée par les décors naturels dans lesquels se déroulent les concerts. Car ce qui fait la particularité de cet événement, c’est sans aucun doute le cadre exceptionnel dans lequel il prend place : les arbres entre lesquels il se niche, les montagnes découpées à flanc de ciel surplombant les scènes et les eaux turquoises de la rivière qui borde l’ensemble.

En milieu d’après-midi, nous traversons le festival pour atteindre la New Forces Stage, une scène un peu à l’écart des deux autres qui se situe non loin du camping. En plus d’un bar, un stand de lancer de hache propose des démonstrations et tournois. De part et d’autres, quelques arbres permettent de se poser sur les côtés, pour écouter les concerts à l’abri du soleil (ou de la pluie).

Comme l’indique son nom, la New Forces Stage permet à des petits groupes encore peu connus de jouer leurs compositions, ce qui pourrait présenter un avantage certain lors d’un événement de cette ampleur. Cette scène est cependant sous-exploitée à mon sens et ce pour plusieurs raisons : en plus de se situer en dehors du festival même, ses concerts chevauchent souvent ceux des deux scènes principales et s’arrêtent tôt ; en conséquence, elle est souvent peu fréquentée par le public ou la presse. C’est la raison pour laquelle nous avons pris le parti de présenter ici, en plus des artistes jouant sur la Lemmy Stage et la Boško Bursać Stage, un maximum de groupes y intervenant.

Il est 18h30 en ce dimanche 21 juillet, et nous commençons notre marathon de concerts avec Hellavista, un groupe de groove metal que j’ai plutôt apprécié. Mélange de chant clair et de chant saturé, Hellavista propose des morceaux assez classiques mais très énergiques : grâce à la bonne ambiance qui règne, les spectateurs s’accumulent au fur et à mesure.

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S’en suit Teleport, un groupe local de Death slovène un peu brutal. Les mélodies sont originales, et ça commence à pogoter gentiment dans la fosse où le public, bien que disséminé, semble se laisser prendre à la musique. Inutile cependant d’attendre une quelconque interaction de la part du Cousin Machin… pardon du chanteur, qui se cache pendant l’intégralité du set sous une tignasse au demeurant fort soyeuse.

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Et c’est au tour de Molybaron d’entrer en scène, jeune groupe français dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises. Rien de tel qu’un peu de rock pour remettre un peu d’ambiance : Molybaron se montre toujours aussi bon en concert et fait danser la Slovénie sur ses accords entraînants, pour le plus grand plaisir du public.

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La nuit commence à tomber quand Eternal Delyria prend son tour. Bien que les lumières ne soient vraiment pas terribles sur scène, ce groupe de Death propose des morceaux particulièrement sympathiques : les mélodies, alimentées par les carillons que joue le clavier, sont originales, et l’ensemble est très énergique. Dans la fosse, ça pogote de plus en plus fort : les choses sérieuses commencent !

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Signs of Algorithm clôt cette courte journée de concerts sur la New Forces Stage. Je n’ai pas beaucoup apprécié ce groupe de Deathcore. L’ensemble est bien réalisé, tant au niveau du chant que de la performance des musiciens, mais les morceaux ne m’ont pas semblé particulièrement originaux.

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Il est 22 heures et plus que tant de manger après cette journée bien remplie ! Nous penchons pour les excellentes pizzas vendues non loin de la New Forces Stage, accompagnées d’une Lasko, une bière légère et locale rafraîchissante, avant d’aller nous coucher.

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