Betiz Fest – Palais des Grottes de Cambrai – Jour 1 – 12/04/2019

Ce vendredi 12 avril nous débarquons au Jardin des Grottes de Cambrai qui accueille pour la 17e année d’affilée le BetizFest et son public. Pour nous c’est une première. A notre arrivée en début d’après midi les lieux sont déjà investis de campeurs et de barbecues qui commencent à déborder des zones délimitées pour l’occasion. Après nous être également installés il ne nous reste plus qu’à rejoindre l’entrée récupérer nos bracelets pour assister au set du groupe d’ouverture : The Lumberjack Feedback.

Le quintette lillois nous propose un doom-sludge instrumental axé autour d’une formation originale puisque comportant deux batteurs. L’absence de chant n’enlève rien à leurs longues compositions répétitives et variées à la fois, avec quelque chose de solennel mais néanmoins entrainant. Une très bonne entrée en matière avec un show agréable et parfois surprenant notamment lors d’un duo de batteries qui nous a fait oublier un moment le reste de la formation.

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Après le changement d’installation, un sourire dérangeant orne la batterie :  c’est celui que l’on retrouve sur la pochette de Banlieue Triste, dernier album des parisiens de Hangman’s Chair. Ceux-ci nous proposent des morceaux lents et lourds, mélancoliques mais tout de même mélodiques desquels se détachent un chant clair qui contribue à un côté déchirant bien résumé par le titre de l’album précédent : This is not supposed to be positive. Cette musique qui s’apprécie plus les yeux fermés explique que le public ne bouge que très peu mais on peut apercevoir aux premiers rangs des expressions de contentement profond.

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Changement radical d’ambiance avec l’arrivée de Rise of the Northstar, très attendus par une partie du public (beaucoup de t-shirts et casquettes visibles dans la foule), une attente à laquelle semble répondre le chanteur en s’exclamant «On vient de nulle part et on représente tout le monde !». Ne les ayant pas vus depuis quelques années, j’observe un changement de style dans leurs tenues de scène même s’il s’opère dans une continuité de thème japonisant. Le guitariste a troqué son masque chirurgical pour un masque de samouraï et, plus étonnamment, le chanteur arbore une réplique du casque de Gladiator peint en noir et couvert de kanjis. Ils nous délivrent un set explosif comme à leur habitude et le public part au quart de tour dès Welcame (2e morceau).

Le passage de RotNS est l’un des moments les plus vivants de la journée au sein de la fosse mais quand on s’éloigne du noyau on perd un peu cette ambiance.

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Décélération brutale et retour à une ambiance plus désenchantée pour accueillir les britanniques de Paradise Lost. Leur set assez long (13 morceaux) balaie toute leur discographie et aura fait particulièrement plaisir aux nostalgiques de Draconian Times, plus représenté. L’expressivité et le jeu de scène du guitariste et du bassiste contrastent avec le flegme du chanteur qui n’est pas non plus austère pour autant. Il communique avec le public, parfois même avec humour comme lorsqu’il introduit un morceau en ces termes : «The next son gis about Brexit : it’s called No Hope in Sight» Cette prestation m’a agréablement surprise après une déception il y a quelques années à Paris alors que j’aime le groupe depuis longtemps.

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Montagnes russes émotionnelles : les trublions de Sick of it All tous plus agités les uns que les autres prennent possession de l’espace, physiquement comme auditivement. Chaque morceau est un déchainement total et les interventions du chanteur plus rentre-dedans les unes que les autres. Si les américains ne font pas dans la dentelle, le public n’est pas en reste :  c’est assurément le défouloir du jour attendu par beaucoup. La fosse bouillonne de pogos surplombés de slams. C’est dans les temps, vers une heure du matin, qu’ils relâchent leur public en sueur, non sans avoir fait monter à leurs côtés une bonne vingtaine de festivaliers hilares qui ont participé à un dernier joyeux bordel.

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Bien sûr que personne n’était prêt à aller dormir après ça. Le camping a résonné d’éclats de rire et de musiques diverses pendant les trois ou quatre heures suivantes.

Live report à quatre mains par Elise Diederich et Nicolas Chaigneau

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