Exodes – Jean Marc Ligny

Jean-Marc Ligny est un auteur de sciences-fictions et pas des moindres, on lui connait le presque incontournable AquaTM. Quand je dis « presque », c’est personnel, car pour ma part j’ai découvert l’auteur par Exodes. L’auteur publie, quant à lui, depuis 1978, je ne peux malheureusement pas vous livrer ici l’intégralité de sa bibliographie mais je vous conseille de vous y intéresser. En tout cas, la lecture d’Exodes m’y a fortement incité.

La couverture sans vraiment révéler le sens de l’histoire image parfaitement bien le monde dans lequel vont évoluer chaque personnage. Voici la 4ème de couverture tel qu’elle figure sur le livre :

Le réchauffement climatique s’est emballé au point que la Terre devient une planète hostile à la vie. Partout la civilisation s’effondre, les hommes n’en ont plus pour longtemps, et ils le savent.
Va-t-on, comme Pradeesh Gorayan et sa famille, dans l’enclave sous dôme de Davos, poursuivre notre train-train comme si de rien n’était ?
Va-t-on, comme Mercedes Sanchez, en Espagne, se réfugier dans la religion et attendre des Anges venus du ciel qu’ils nous emportent au jardin d’Éden ?
Va-t-on, comme Fernando, le fils de Mercedes, rejoindre les Boutefeux et précipiter notre destruction dans une orgie de feu et de violence ?
Va-t-on, comme l’Italienne Paula Rossi, vendre corps et âme pour quelques médicaments ?
Va-t-on, comme Mélanie Lemoine, consacrer nos ultimes forces à sauver les derniers animaux ?
Va-t-on, comme le marin Olaf Eriksson et sa femme, fuir les îles Lofoten et chercher une terre un peu plus hospitalière, vierge de toute présence humaine ?
C’est le temps des exodes, et, tels des termites sur une bûche enflammée, les derniers hommes courent en tous sens pour échapper à l’enfer…

J’ai envie de dire, heureusement que je me suis pas basé sur cette 4ème de couverture pour avoir envie de lire ce livre. Car si j’ai bien une objection sur ce livre, c’est bien ce synopsis qui ne l’honore pas franchement. Mais je ne jette pas la pierre aux éditions L’Atalante, car il est vrai que ce n’était certes pas un exercice aisé.

Ce roman est classé comme un thriller d’anticipation écologique. Pour teinter rapidement le décor, avec comme sous genre le post-apocalyptique, celui-ci  se joue au 21ème siècle mais quelques décennies après notre époque. Le réchauffement climatique est finalement arrivé à son apogée, la vie est devenue très contraignante voir insupportable. Tant est si bien que l’existence sur terre s’est fortement réduite dans toutes les espèces, toute forme de vie se retrouve finalement à l’agonie, l’homme est alors conscient de vivre dans sa dernière génération.

Pour ce qui est de la construction du roman, je ne sais pas comment l’auteur a travaillé. Mais, de façon très imagé, ce roman est construit telle une toile d’araignée, chaque personnage ou groupe de personnages partent d’une extrémité de la toile pour évoluer plus ou moins vers le centre. Et évidement, le plus ou moins a son importance, c’est bien là que tout se joue ! C’est bien grâce à ce tissage que les personnages font être amené à se « rencontrer » ou pas …

Mise à part, les enclavés tel Pradeesh et sa famille ainsi que Mélanie qui use son énergie à sauver toute forme de vie, tous vont prendre la route toujours plus tortueuse, voir tout simplement tueuse ! Le suspense de ce thriller réside effectivement sur le fait, que l’on a vite le pressentiment que les personnages, pour certains, vont être amenés à se rencontrer. On attend donc avec avidités, la rencontre de ces personnages dont souvent leurs principes, leurs valeurs sont très vite remise en cause par cette environnement hostile qu’est maintenant la terre. C’est donc toujours une surprise que nous offre l’auteur lorsque l’on pense tenir un bout d’intrique, l’auteur lui en a décidé autrement… Et on tourne les pages toujours avec plus d’empressement pour voir quel bouquet final, l’écrivain va bien savoir nous conter.

Je pense qu’il est aussi important de rappeler que ce post apo fait vraiment la part belle à l’humain, où le chacun pour soit devient de plus en plus une valeur universelle et vitale. On rencontre évidement la pire vermine telle que les « mangemorts », inutiles de préciser leur nature tout est dans leur nom, c’est l’illustration parfaite de l’homme poussait dans ces pires retranchements. Les « mangemorts » sont certainement plus proche du zombie que de l’animal … On y rencontre également les « boutefeux », un regroupement d’homme presque organisé dont la ligne de vie se résume à Exterminer, annihiler, détruire et tout ça avec l’aide du feu et d’une drogue la « rabia negra » dont l’effet les fait profondément délirer sur leur place dans ce monde soit un antivirus …

Ne chercher pas de rédemption dans ce livre, vous n’en trouverez pas, l’espoir non plus même si l’auteur nous amène par moment à espérer. C’est noir, c’est glauque, c’est sale mais cela sonne tellement vrai. Soyez sure que le 21 décembre 2012, je repenserais à ce livre qui, je pense, va me laisser une trace indélébile, et  je serais alors vers quelle destination me conduira, alors, mon Exode.

 

Exodes

Jean Marc Ligny

Couverture : Leraf

Collection les dentelles du Cygne

Editions L’atalante

23 €

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