Un roman étonnant, qui sait captiver son public.
En 1968, la jeune Angela disparaît tragiquement au cours d’un voyage en Tchécoslovaquie, où elle était partie à la recherche de ses origines. Henry, son compagnon resté en Angleterre, ne parvient pas à surmonter cette perte. Trente ans plus tard, il se rend sur les lieux du drame pour se libérer de son traumatisme. Dans cette petite ville minière rongée par le spectre du totalitarisme, il découvre un étrange hôtel thermal offrant des bains de radon, peuplé de personnages bien mystérieux. Ceux-ci vont l’amener à remettre en question la version officielle de la mort d’Angela. Son amour de jeunesse a-t-il été victime d’une catastrophe naturelle ou de forces obscures qui dépassent l’entendement humain ?
Un décor étrange
Uranova nous ouvre les portes d’un hôtel étrange. Niché dans une ville fantôme et peuplé de créatures étonnantes, ce décor intrigue rapidement le lecteur. Notre protagoniste Henri en fait les frais. Confronté à des individus dont l’essence frôle le surnaturel, il se lance à la recherche d’un ancien amour perdu. Sa curiosité le mènera en des lieux interdits où se produisent des phénomènes déroutants, pour le meilleur… comme pour le pire.
Des personnages aussi attachants qu’atypiques
Protagoniste principal de cette histoire, Henri se montre rapidement très attachant. Il n’est pas si fréquent d’avoir des personnages dépassant la cinquantaine dans les romans imaginaires, et cela mérite d’être noté. Sa psychologie, mais aussi ses sentiments profonds et durables pour Angela le rendent particulièrement touchant. Avec beaucoup de ténacité, il s’attelle à découvrir la vérité sur son amour perdu au travers d’une quête palpitante.
Second protagoniste de ce récit, la doctoresse gagne elle aussi rapidement les faveurs du lecteur. Plus froide de prime abord, guidée par des motivations troubles, il faudra prendre le temps de la découvrir pour véritablement comprendre ses motivations. Le scénario nous dévoile progressivement un personnage complexe, qui ne s’en révèle pas moins de plus en plus attachant.
Une pointe d’horrifique
Ce récit nous déroute, questionnant longuement la réalité : c’est le propre du fantastique. Certains passages jouent sur le suspense inhérent au surnaturel, mais instillent aussi un certain malaise. Au fil des pages, le récit dévoile une révélation dérangeante, frôlant l’horreur par moment sans jamais tomber dans une débauche d’hémoglobine gratuite.
Uranova est donc un roman fantastique captivant, dont l’ambiance très particulière à su me séduire.
