House of windows – John Langan

Un roman qui revisite avec brio le classique de la maison hantée.

« Tout le monde me demande ce qui, selon moi, est arrivé à Roger, disait Veronica Croydon, et si je ne donne pas de réponse immédiate, on s’empresse de m’en proposer une. Mais personne ne comprendrait. Enfin, personne ne me croirait. Reste un peu, et je vais te dire ce qui s’est passé. » La disparition de Roger Croydon, éminent universitaire spécialiste de Dickens, attise toutes les curiosités. Un mystère qui mène inexorablement à la demeure du couple, Belvedere House, et à son armée de fenêtres, baignées de lueurs étranges…

Ayant beaucoup apprécié The Fisherman, roman du même auteur publié l’année dernière chez J’ai Lu, je partais avec un bon appripri sur ce roman. D’autant que j’apprécie tout particulièrement les histoires de manoir hanté, surtout quand elles renouvellent le genre.

Un décor aussi fascinant qu’inquiétant

Et je n’ai pas été déçue du voyage ! Le récit s’inscrit en effet dans un décor fascinant : l’immense manoir Belvedere House. On se laisse très rapidement séduire par cette demeure fascinante, ses innombrables pièces, ses fenêtres donnant sur la beauté du paysage… mais aussi ses manifestations étranges qui basculent, lentement mais sûrement, vers le surnaturel. Pari tenu pour l’auteur, qui revisite ici avec brio le mythe du manoir hanté dans un récit captivant.

Un fantastique précis et juste

Le récit s’ouvre sur un témoignage, celui de l’héroïne de cette histoire. Ce parti pris est intéressant, car il ouvre le doute dès les premières lignes : quelle est la part de réalité dans l’histoire de cette jeune femme ? Raconte-t-elle des faits, des chimères issues de son imagination ? Son récit n’est-il qu’une tentative de surmonter l’absence et le deuil, voire de réhabiliter son image auprès d’un locuteur qui se défie d’elle ? Entre surnaturel et psychologie, le roman propose plusieurs pistes de réflexion, que le lecteur sera libre de suivre (ou non).

Les manifestations surnaturelle se font tout d’abord discrètes, et s’intensifient au fil du récit. Entre poésie et terreur, l’auteur pose un fantastique juste comme il faut, qui tend vers l’horrifique sans jamais tomber dans un gore inutile.

Un suspense qui s’intensifie au fil des pages

L’auteur prend son temps pour poser ce décor fascinant. Un délai nécessaire pour laisser au lecteur le temps de s’en imprégner, sans jamais lasser. De nombreux va et viens temporels ponctuent l’histoire, et nous permettent de comprendre la vaste toile de l’univers composé, comme les pièces d’un puzzle qui s’assemblent. Entre mythes et souvenirs, le scénario s’éclaire progressivement jusqu’au dénouement final.

Le suspense s’intensifie à mesure que l’histoire avance, et le roman devient de plus en plus difficile à lâcher. Le final nous tient en haleine sur plusieurs dizaines de pages, et conclut (ou pas) ce captivant récit.

Ce récit est donc un roman fantastique comme je les aime, que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire !

Titre : House of Windows
Série :
N° du tome :
Auteur(s) : John Langan
Illustrateur(s) :
Traducteur(s) :
Format : Poche
Editeur : J'ai Lu
Collection :
Année de parution : 2025
Nombre de pages :
Type d'ouvrage : Roman

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