Nouvel album des lituaniens de Au-Dessus, Mend propose un son finalement plus facile d’accès pour les néophytes, tout en gardant sa complexité, immergeant l’auditeur dans le son puissant du groupe. Après l’excellent End of a Chapter, ils signent donc un nouveau succès.

Négation I offre une longue introduction de près de quatre minutes, avec une mélodie de guitare entêtante, porté par une section rythmique surpuissante. Le déchaînement de Négation II ne nous laisse pas en reste et vient donner toute la puissance brute du groupe d’Europe de l’Est. Les guitares sont immersives, le chant guttural vient ajouter une ampleur supplémentaire, et la batterie s’en donne également à cœur joie. Une piste comme je les aime : immersive, sombre et intense. En matière d’intensité Lethargy porte assez mal son nom : on headbangue non-stop portés par une guitare impressionnante renforcée par le chant. Les breaks de batterie sont eux aussi impressionnants. Le groupe revient à ses bases avec un black metal efficace.

On passe ensuite à Epiphany qui pendant presque sept minutes vient tutoyer le doom tant les rythmes savent se faire lent par endroit, offrant une immersion totale à l’auditeur dans la complexité de la musique du groupe. L’album se conclue sur l’excellent Alienation. Ce nouveau nous sommes face à une piste qui séduit, qui nous emporte et s’avère plus accessible que le reste des œuvres du groupe. Cela leur permettra de gagner sans aucun doute un nouveau public. Le fait est que la composition, tout comme la réalisation, sont très clairement à la hauteur des espérances des auditeurs…

Ce nouvel album est presque trop court, avec seulement vingt-six minutes de son. Et pourtant il est absolument exceptionnel, les lituaniens prenant le parti de rendre leur musique encore plus profonde qu’auparavant. Mend est une très belle réussite, que j’ai apprécié de la première à la dernière seconde.

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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