Dernier tome de Terrarium, ce quatrième opus vient conclure une magnifique saga de science-fiction en manga. Impressionnant dès le premier tome le lecteur suit les aventures de Chico et Pino au sein de l’arcologie, sur les traces de leur mère mais également de la salvation de la race humaine. C’est la fin de la ballade, pour le meilleur comme pour le pire.

“Je te promets qu’avec la clé que tu m’as donnée, je vais sauver le monde !”
Après leurs retrouvailles avec K, Chico et Pino se mettent en route pour “Alice’s cradle”. Ils font alors la rencontre de Viiv, quelqu’un qui en sait long sur l’arcologie. Cet individu mystérieux les conduit dans un lieu où les attendent peut-être les réponses aux mystères de leur monde.

J’ai refermé ce quatrième tome avec un réel pincement au cœur. J’ai vraiment adoré la série Terrarium et assister au final à la fois émouvant, mélancolique et très réussi scénaristiquement d’une série est toujours un moment émouvant. Et Yûna Hirasawa conclue magnifiquement Terrarium. Il n’y a aucune fausse note dans son histoire et les révélations qui nous sont assenées comme autant de coups de massues sont particulièrement impressionnantes. En tant que lecteur ce fut un réel plaisir de découvrir le final explosif de la série.

Du point de vue des graphismes de nouveau l’autrice fait preuve d’un talent rare. Le niveau de détail de toutes ses planches, la manière dont elle nous a guidé vers son final pendant quatre tomes en semant des indices est également impressionnant. L’action est aussi lisible que le sont les plans fixes, désolés, et pourtant terriblement séduisants.

Il arrive trop souvent qu’une série de manga finisse trop rapidement car abandonnée par son éditeur mais ici on a le sentiment que Yûna Hirasawa savait dès la première page où elle souhaitait entraîner le lecteur, qu’elle a pris son temps pour le faire et y parviens avec talent. Terrarium est une exceptionnelle série de manga de science-fiction mélancolique, contemplative mais pas pour autant dénuée d’action ou d’humour. Un alchimie qui fonctionne !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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