25 novembre. Le Zénith de Paris accueille deux monstres scéniques en co-heading : j’ai nommé Arch Enemy et Amon Amarth ! Et pour compléter cette affiche déjà excellente ils seront précédés de Hypocrisy

Malheureusement pour moi il m’est impossible d’arriver à temps pour voir Peter Tägtgren et ses comparses ce soir, la faute à un détour inopiné pour récupérer mon appareil photo (avec une confirmation d’accréditation à 17h40 on fait ce qu’on peut hein !)

Lorsque j’arrive au Zénith, j’y découvre une configuration assez inhabituelle : la fosse est minuscule ! La raison est double : tout d’abord la scène est extrêmement profonde (on peut apercevoir derrière le backdrop d’Arch Enemy qu’Amon Amarth prend ses aises) et ensuite la présence d’effets pyrotechniques qui impose une plus grande distance de sécurité. Toujours est-il que le public se retrouve avec un espace quasiment diminué de moitié par rapport à ce qu’on peut habituellement avoir au Zénith. En conséquence il est très difficile de se déplacer jusque tout au fond de la fosse, on peut oublier les zones moins denses au niveau des entrées.

 

L’arrivée d’Arch Enemy se fait sur un enregistrement de Set Flame to the Night le temps que les membres du groupe s’installent et dès l’arrivée d’Alissa c’est The World is Yours qui démarre sans transition. Arch Enemy nous donne un show explosif et coloré, avec très peu de pauses. Une déferlante d’énergie portée par une Alissa White Gluz omniprésente. Sur ce point, je regrette tout de même que la mise en scène ne mette pas plus en valeur les autres membres du groupe. Certes Michael Amott et Jeff Loomis ont leurs petits moments en avant scène, souvent ensemble, mais ça n’est pas à la hauteur de leur prestation à mon goût. Sans parler du stoïque Sharlee d’Angelo.

En tout cas le public s’en donne à coeur joie devant ce show bien équilibré entre les plus populaires des albums récents : 3 titres pour Will to Power, 2 titres pour War Eternal, Khaos Legions, Doomsday Machine et Wages of Sin. Le set passe étonnamment vite en sautant d’une chanson à l’autre et on se retrouve un peu abasourdis lorsque les lumières de rallument.

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L’attente est un peu longuette dans la fosse bondée en attendant la dernière partie de soirée.

Mais l’ambiance se réchauffe d’un coup lorsqu’est révélé l’attirail de scène d’Amon Amarth, avec un immense (et pas du tout historique) casque à cornes supportant la batterie. Tous les membres entrent en scène sous les acclamations de leur public et dès l’arrivée de Joan Hegg sur scène c’est un rouleau compresseur qui se met en route. On assiste à une dualité assez sympathique entre les morceaux qui nous font du rentre dedans et l’attitude assez bon enfant des membres du groupe qui semblent juste s’amuser et profiter du moment avec leur public.

Mais il y a du feu quand même hein, ne vous en faites pas. Les runes géantes disposées de part et d’autre de la scène s’enflamment durablement, et à de nombreuses reprises des jets de flammes viendront soutenir les riffs.

L’ambiance reste surchauffée dans le Zénith de bout en bout même si les gradins commencent à être un peu clairsemés avant la fin des 14 morceaux du set.

Après un rappel sur l’inévitable Twilight of the Thunder God, Amon Amarth quitte définitivement la scène, ne laissant d’autre choix à son public que de devoir retrouver la grisaille de novembre qui contraste énormément avec la chaleur de la mise en scène nordique.

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Arch Enemy comme Amon Amarth sont des routiers de la scène et on comprend pourquoi : quand on sort d’une soirée comme celle ci on sait qu’on y reviendra !