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Premier album du quintette parisien, qui débarque sur la scène en faisant du bruit. Formé en 2010, le groupe sort un premier EP en 2013 Flowing Sand, le 17 novembre il sortira son premier album The Taste Of Shadow.

L’album démarre avec Show is over qui annonce la couleur. On va voyager dans les esprits les plus perdus et torturés, “different choices, different paths”. Les âmes les plus noires seront mises à nu et les pauvres êtres envisageant le suicide se feront remettre à leur place (Selfish suicide).

Les compositions apportent leurs passages bien saturés avec des parties plus posées (Stude in Mind). L’influence du monstre Gojira se resent particulièrement sur ce morceau, mais le groupe arrive à proposer un univers qui lui est propre. Les chanteurs, Gabriel Da Silva (scream vocals) et Aurélien Renoncourt (drums, clean vocals and programming), alternent le grawl avec des parties à la voix claire que l’on sent un peu plus brouillon sur certains passages.

Au milieu de cette noirceur on reprend notre souffle sur un titre plus heavy qui est bien venu (Ekpytechts). Puis on repart au cœur de drames. Après les dénonciations individuelles, le groupe s’attaque à nos relations sociales hypocrites comme la trahison, le culte de l’apparence et autres défauts inhérents à notre société (Smile of Betrayal, Cult of Appearence). On en arrive à un morceau qui nous pousse à voir toutes ses souffrances comme le terreau d’une renaissance (Lost In Translation). Tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort ; où comme nous le dit Ekpyrosis, on doit se sentir “alive and strong”. L’album se termine sur un morceau acoustique, tiré de leur premier EP, qui nous fait atterrir en douceur après cette descente de l’horreur (Flowing Sand). On met de côté nos souffrances et on les laisse aller, comme une tempête de sable.

L’influence Death du groupe est indéniable mais on ne peut le limiter à cette seule étiquette. Ekpyrosis est un mélange de genre avec une grande dose de souffrance. Le tout est horriblement efficace et promet des lives endiablés.

L’horreur n’est pas uniquement présente dans les paroles sombres et les rythmes saturés du groupe mais également sur le pochette de l’album avec un travail graphique très soigné. L’univers est malsain et monstrueux digne d’un récit de Stephen King. Quoiqu’il en soit on espère vraiment que le “Show is not over” et que l’on verra prochainement Ekpyrosis en tournée.

Release party : jeudi 17 novembre 2016, Dr Feelgood, Châtelet, Paris.