codex-atlanticus-serenityLe groupe de métal symphonique autrichien Serenity nous revient en ce début 2016 avec leur dernier album, une petite pépite nommée Codex Atlanticus. Respectant les codes du jour tout en parvenant à en sortir, ils nous proposent LE meilleur album de ce premier trimestre. Pénétrez donc dans ce codex étonnant à ma suite. Construit autour de la thématique de Léonard de Vinci, que l’on sent bien dans la magnifique illustration de couverture, cet album réserve quelques belles surprises.

L’album commence sur Codex Atlanticus, morceau éponyme de l’album qui met directement l’auditeur dans l’ambiance grandiose qui va se dégager de l’album. Très cinématographique et épique, cet ensemble instrumental est juste magnifique et présage le meilleur sur la suite. Follow Me vient ensuite et nous entraîne directement au cœur de la musique de Serenity. Le rythme entraînant et le refrain sont juste parfaits. Sprouts of Terror commence de manière plus rapide et nous emmène toujours plus loin, tout en conservant cet aspect grandiloquent si propre au métal symphonique. Un autre excellent moment d’écoute et pour le moment l’ensemble de l’album est cohérent et doté d’une réalisation à tout épreuve. Iniquity est l’un des premiers morceaux lâchés par le groupe auprès de leurs fans pour faire la promotion de leur album. Très bien orchestrée, magnifiquement chantée, cette piste est effectivement le parfait ambassadeur du travail du groupe.

Reason suit et est de la même veine en termes de qualité. Il est compliqué de parler de chaque morceau d’un album aussi cohérent et bien conçu sans se répéter malheureusement mais cette chanson est à nouveau venue me convaincre, notamment par son refrain. La mélancolie de My Final Chapter vient ensuite enjôler nos oreilles, magnifique ballade musicale faisant office de pause au cœur d’un album pour le moment assez relevé, laissant à Georg Neuhauser toute latitude pour exprimer son talent vocal. Caught in a Myth met en avant des chœurs parfaitement amenés et réussis, un excellent moment musical qui entre clairement dans la veine de cette nouveauté. Fate of Light est mon morceau préféré : grandiose, refrain entraînant, composition à toute épreuve, tout est fait pour qu’il me plaise. De bout en bout rien à redire, et j’ai même relevé sur les couplets quelques ambiances m’ayant rappelé l’excellente chanson Nights of Arabia de Kamelot. The Perfect Woman est la seconde ballade de cet album. Spirit in the Flesh commence à sentir la fin de l’album et de ce magnifique moment passé en compagnie du groupe. Reprenant un rythme plus élevé et des rythmes plus métal on se retrouve avec plaisir dans l’univers de cet album pour l’un des derniers moments d’écoute. The Order conclue l’album de la plus belle des manières avec une magnifique orchestration et un ensemble parfaitement réussi. Une magnifique conclusion à un album exceptionnel. Avant de conclure voici le clip de Follow Me, qui vous plongera dans l’univers de ce Codex Atlanticus :

Codex Atlanticus est très clairement ma découverte de ce début d’année. Parfait de bout en bout, proposé avec talent par un groupe qui n’en est pas à ses débuts, et doté d’un background global autour de Leonard de Vinci parfaitement utilisé, cet album devrait entrer dans l’histoire du métal symphonique parmi les meilleurs jamais réalisés. Alors que certains groupes comme Amberian Dawn s’épuisent, Serenity nous démontre que le sympho à voix masculine a encore de beaux jours devant lui…

Codex Atlanticus
Serenity
Napalm Records
2016