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Lovebites + Except One – Le Nouveau Casino, Paris – 20/11/2018

Pour leur première date française, les jeunes et jolies japonaises de Lovebites investissent les planches du Nouveau Casino et font raisonner les murs avec un Heavy Metal puissant et carré, tandis que Except One, le groupe d’ouverture, nous propose un set plus brutal rempli de nouveautés. Un choc des cultures que je vous propose aujourd’hui, avec un peu de retard…

Si on ne présente plus Except One, groupe francilien plusieurs fois chroniqués dans nos pages, il est tout de même important de vous en parler un peu car ils sont venus ce soir pour nous faire découvrir leur premier album intitulé F∀LLEN. Le quintet évolue dans un univers post-apocalyptique sur un fond de Metal depuis quelques temps déjà et suite à de moult changements de line-up, ils en profitent également pour nous présenter Tim, leur nouveau guitariste, qui n’est clairement pas là pour faire de la figuration. A travers ce (trop) court set de 40 minutes on se rend bien compte que la formation cumule l’expérience, tant musicale que scénique, depuis un bon paquet d’années et qu’ils ne cessent de s’améliorer. En voilà une nouvelle preuve ce soir. L’ambiance sur scène est électrique et les morceaux (anciens et nouveaux) s’enchaînent avec aisance, passant du Death au Thrash en toute simplicité, illustrés de riffs frénétiques, appuyés par Estelle, l’excellent chanteuse énervée du combo. Naty, batteur de son état, semble bien discret (physiquement) ce soir mais il faut dire qu’il est un peu caché sur le côté de la scène, mais ça n’empêche en rien de profiter de ses coups de baguettes survoltés qui donnent le ton dès le début de la prestation.
Parce que finalement Except One c’est des fleurs, des oiseaux, des enfants… le tout dans un mixeur !

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Si il y a un bien fossé musical entre Except One et Lovebites, les deux formations se complètent largement pour donner une soirée où raisonnent les riffs bien ficelés de chacun des membres à six cordes. Le set des jeunes japonaises est carré, sans fausse note apparente. Midori (guitare lead) connaît son affaire et propose des soli qu’on a déjà entendu de nombreuses fois chez les plus grand groupes du genre. Légèrement vêtues mais plutôt douées de leurs dix doigts, le quintet originaire de Tokyo nous présente ce soir des compos nettes et précises complétées par une ligne de chant, que j’apprécie un peu moins, mais je ne peux pas nier le fait que Asami possède une bonne cage thoracique ! Elle n’hésite jamais à aller vers son public en embarquant avec elle l’énergie de ses musiciennes qui donnent vraiment tout pour nous faire passer un bon moment.

Non franchement, il n’y a rien à redire, les filles de Lovebites assurent le show et réussissent avec succès à attirer l’attention de leur auditoire au fil des morceaux. Agrémentés parfois de petites touches de clavier, intégrées aux bons endroits et aux bons moments. Un set carré je vous dis ! Je n’avais pas encore évoqué les points négatifs qui se font relativement rares dans cette prestation. Si tout est effectivement nickel caramel, le seul bémol sur lequel on s’accorde avec différents musiciens rencontrés ici et là, c’est que malgré la perfection des compositions produites, elles sont quand même bien similaires les unes aux autres globalement. En fait ce serait comme un disque rayé en mode repeat pendant 1h15 (précisément) de show. C’est un peu dommage et ça gâche un petit peu le plaisir de la découverte.

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Dans tous les cas, on peut difficilement nier l’évidence : Live Nation a encore frappé fort en proposant une affiche d’exception.

Eldricht Tales

A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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