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Headbang Contest La Finale – Le Petit Bain – 28/04/2018

Le Headbang Contest est une sorte d’institution dans le milieu metal français : tremplin ouvrant à deux groupes les portes des cènes du Motocultor quelques mois plus tard, il existe depuis six ans maintenant et a vu passer plus de trois cent groupes sur ses scènes. Mais Access Live, l’organisateur officiel, a choisi d’arrêter ce tremplin après cette édition et je ne pouvais donc pas louper ce final qui s’annonçait juste grandiose ! Donc direction le Petit Bain pour voir le duel musical que vont se livrer Përl, Ham on Rye, Dead Bunny Bones, Serenius, Sanctuary et From The Barrel.

La salle se remplit tranquillement tandis que Jérôme, chanteur du groupe Hell of a Ride se présente sur la scène : il sera notre Monsieur Loyal de la soirée. Il nous présente donc rapidement From The Barrel, juste avant que leur son hardcore ne résonne. Je ne suis pas forcément un énorme fan de ce genre de metal, mais je dois dire que le groupe se défend vraiment bien. Chacun des sets de la soirée est extrêmement court, vingt-cinq minutes seulement, mais on sent bien qu’ils veulent convaincre le jury et donnent le meilleurs d’eux-mêmes, me convaincant même de me pencher ultérieurement sur leur musique…

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C’est ensuite au tour de Përl d’entrer en scène proposer son post-metal que pour ma part j’ai trouvé étrange. Le public a l’air d’apprécier mais pour ma part je n’ai vraiment pas accroché musicalement. Ca arrive, même si c’est rare, qu’un show ne soit pas ma came, mais je dois reconnaître que le groupe vit son truc au maximum, invitant même une guest sur scène pour un morceau. Le groupe se défonce vraiment pour tenter de gagner sa place au Motocultor et à mon sens ils ont clairement le niveau pour venir concurrencer les autres groupes et envisager la victoire. Ce n’est pas parce que je n’aime pas, à titre personnel, que je ne reconnais pas un bon groupe quand j’en vois un, nan mais oh ! 🙂

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Ham On Rye entre ensuite en scène pour distiller son metal teinté d’influences heavy. Le set est intéressant, tout autant que la coupe du chanteur qui parvient à tenir debout durant vingt-cinq minutes. Les morceaux s’enchainent et on sent que le groupe est là pour transmettre son plaisir de jouer et pour vendre chèrement leur peau pour cette place au Motocultor. Pas vraiment de bémol sur ce set, je me suis bien pris au jeu et headbanguer avec les autres. Une belle surprise et une chouette découverte. Mention spéciale au fil du guitariste qui a passé tout le set à danser sur une enceinte sur le côté de la scène pour encourager son père : adorable !

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Le Black Metal de Sanctuary résonne ensuite dans la péniche du Petit Bain. Et là pour le coup c’est un peu la douche froide pour moi : j’aime le black mais quand il est capable de sortir des sentiers battus, d’innover. Là en l’occurrence c’est bien joué et tout, mais il me manque un grain de folie pour rentrer réellement dans l’univers qu’ils proposent. J’ai senti le groupe peut-être un peu intimidé de jouer dans cette finale et c’est dommage. Je pense que c’est un groupe qui peut avoir un avenir si ils parviennent à se détacher de leurs inspirations et de proposer LEUR vision du black metal.

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Serenius, déjà entendu la semaine précédente, vient ensuite faire résonner ses guitares pour notre plus grand plaisir. Très clairement le public est au rendez-vous pour eux et les parisiens nous envoient un set de qualité. On sent qu’ils ont bien travaillé leur jeu de scène et surtout les musiciens ont vraiment l’air ravi d’être là et de jouer ensemble. Et c’est cette alchimie qui finalise la magie de ce set. OK ça reste du death metal mais ils parviennent à lui donner une efficacité impressionnante et à entraîner les gens avec eux. Un exceptionnel moment à mon sens.

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Puis c’est au tour du dernier groupe de la soirée, Dead Bunny Bones, d’entrer en scène. Et là, surprise : un certain nombre d’oreilles de lapin sont distribuées au public qui se met à les porter. Le groupe entre en scène,  fais semblant de débuter son set, se stoppent volontairement avant de redémarrer en trombes et d’envoyer directement leur mélange de rockabilly et de metal dans les oreilles des spectateurs. Oui le mélange peut sembler étrange, voire même presque contre nature mais je vous assure que ça fonctionne, et même bien ! Le guitariste assure sa partie avec virtuosité tandis que le contrebassiste (bah oui, rockabilly oblige !) donne le ton et que le chanteur nous envoie une bonne claque avec sa voix. Mention spéciale à la marionnette derrière qui ajoute clairement une composante de fun à l’ensemble. J’avais entendu parler du groupe par le passé mais les voir sur scène est une découverte que je qualifierais d’exceptionnelle, tant ils ont su me surprendre tant musicalement que scéniquement, et au vu du public je ne suis pas le seul à avoir été séduit…

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L’ensemble des groupes remontent ensuite sur scène en attendant le verdict, qui tarde d’ailleurs à se faire connaître, Jérôme meublant en nous racontant le passif du Headbang. Puis le verdict fatal tombe et ce sont, à mon sens assez logiquement, Serenius et Dead Bunny Bones qui rejoignent l’affiche du Motocultor. Explosion de joie dans les deux groupes alors qu’il est déjà l’heure de replier pour quitter la salle…

Une soirée concert forte sur plein de points : de belles découvertes, des émotions fortes, des copains, bref, une soirée concert comme on rêverait d’en faire tous les soirs ! Le mot de la fin ne peut qu’être donc : Adieu Headbang, et merci Access Live pour tout !

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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