
J’ai découvert la plume de Laura Esquine, autrice indépendante, avec ce roman mêlant urban-fantasy et dystopie qui a clairement su me séduire, Silver Blood. Je ne pouvais donc pas passer à côté de la possibilité de lui poser quelques questions !
Avec Silver Blood tu mêles deux genres de manière très intéressante : l’urban fantasy et la dystopie. D’où t’es venue l’idée initiale du roman et de l’univers ?
Une photo Pinterest et un cosplay vu en salon, histoire vraie^^. J’avais ces deux personnages en tête et j’ai eu envie de leur faire prendre vie. Donc l’option de l’urban fantasy m’a semblé la plus adaptée pour les vampires. Au départ, j’avais envisagé une histoire à notre époque actuelle, mais plus je pensais à mon univers, plus la dystopie est devenue une évidence.

Le personnage d’Ava fonctionne particulièrement bien. Comment l’as-tu conçue ? T’es-tu basée sur des amis à toi, ou bien tu l’as créée à partir de rien ?
Toutes mes héroïnes possèdent une partie de moi, que ce soit un trait de caractère, une peur, ou encore un aspect physique. J’ai donné à Ava, la difficulté de trouver sa place au sein d’une famille ou d’une société. Plus jeune, je m’inventais des histoires pour échapper au quotidien dans lequel je ne me reconnaissais pas, pour m’évader dans des mondes que je pouvais contrôler. J’ai basé Ava sur ça et la différence.

Le périple pour réussir à être visible en tant qu’autrice indépendante n’est pas de tout repos. Pourquoi avoir fait ce choix de mode d’édition ? Et comment parviens-tu à t’en sortir avec toutes les tâches qui te reviennent ?
L’impatience. Je suis très impatiente lol. Quand j’ai terminé le premier jet du tome 1 de Éleria, j’avais envie de le publier. On m’a parlé de l’autoédition et je n’ai voulu attendre 6 mois ou 1 an le retour possible d’un éditeur. Alors j’ai choisi cette voie.
Pour le reste, j’organise mes journées en les divisant par tâches. Écriture le matin, puis les tâches administratives en début d’après-midi. Ensuite, les réseaux, puis parfois deuxième session d’écriture le soir. C’est beaucoup de travail et cela demande de la rigueur, pas toujours facile je reconnais.
