3 questions à Oriane Dardres, autrice de Noires sont les âmes perdues

Peux-tu brièvement te présenter et nous expliquer comment tu es devenue autrice ?

Je m’appelle Oriane, j’ai grandi dans le Nord de la France et je suis depuis toujours une fan d’histoires sombres, de mythologie et de créatures surnaturelles, surtout lorsqu’on utilise ces dernières pour parler de l’humain (ses désirs, sa noirceur, ses contradictions…)

Je me suis mise à écrire sérieusement vers mes 18 ans, mais ce n’est qu’à 25 ans que je suis parvenue à créer un roman dont j’étais satisfaite, et à le terminer. Je l’ai envoyé en soumission à plusieurs éditeurs en 2023, et La laideur de la lune, roman de dark urban fantasy adulte, est ainsi paru chez l’Alchimiste Éditions en 2024.

Ensuite, j’ai continué à écrire et j’ai pu proposer Noires sont les âmes perdues, un roman d’horreur et de fantastique, chez Naos, le label YA de Mnémos.

Comment as-tu conçu ce roman ? Quelle est la première idée qui t’es venue et qui a ensuite découlé sur ce livre ?

Comme toujours lorsque je travaille sur un projet, il s’agit de l’amalgamation d’un grand nombre d’idées en amont. Mais je dirais que la première est celle du parallèle troublant qu’il est possible de faire entre un soldat revenu traumatisé de la guerre et un mort-vivant.

Quelqu’un qui quitte le monde des vivants pour plonger dans l’horreur, être constamment entouré par la mort et la destruction, qui souffre de la faim, du froid, de ses blessures, et qui revient vers ses proches seulement des années plus tard, méconnaissable et pour toujours altéré. La personne qu’il était autrefois n’est plus.

C’est sous ce prisme que j’ai abordé le vampirisme, en le mêlant avec le traumatisme incommensurable qu’a été la Première Guerre mondiale.

Quelles recherches as-tu faites pour ce livre ? La Première guerre mondiale est une période peu traitée en imaginaire et c’est donc d’autant plus complexe non ? Et pourquoi avoir choisi cette période ?

J’ai fait l’acquisition d’un ouvrage sur le sujet (La France de la Première Guerre mondiale, d’Alexandre Lafon) pour compléter mes connaissances préalables. J’avais notamment besoin d’en savoir davantage sur les conditions de vie des civils à l’arrière du front, même si le roman se passe en 1919, après la fin des combats.

Je ne dirais pas qu’écrire sur la Première Guerre mondiale est complexe, même si la période est peu traitée en imaginaire. Du moins, je ne l’ai pas ressenti comme ça. Au contraire, plus je creusais, plus je trouvais des points communs entre 1919 et nos récentes années post-2020 : le retour de la guerre en Europe, le surgissement d’une pandémie mondiale, la précarisation inquiétante de la population… Nous avons davantage en commun avec les humains de 1919 qu’avec ceux de l’époque victorienne (très populaire en fantastique), par exemple.

J’ai choisi cette période car elle me fascine et m’horrifie à la fois. Je la vois comme une machine infernale, une catastrophe vide de sens qui a détruit des millions de vies. Il n’est pas difficile d’imaginer un récit de fantastique horrifique concernant cette période, car l’horreur est déjà là sans le surnaturel, avec une terrible dose d’absurde pour l’accompagner.

Quels sont tes prochains projets littéraires ? Peut-être as-tu même déjà un autre livre terminé ou en cours d’écriture ?

J’ai écrit une nouvelle d’horreur érotique bien barrée qui sortira en mai 2026 chez Goater, dans l’anthologie Éros Macabre, dirigée par la talentueuse Morgane Stankiewiez.

Quant à mon prochain projet de roman, je préfère ne rien en dire avant de l’avoir terminé. Mais de manière générale, je pense graviter autour des histoires sombres et des figures surnaturelles pendant encore un moment.

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