Overkill + Destruction + Flotsam and Jetsam – Le Trabendo – 20/03/2019

Ce soir, Garmonbozia nous propose de venir thrasher au Trabendo, en offrant un plateau très propice à une blessure des cervicales.

Le cuir, les patchs, les clous sont présents et même dès l’ouverture des portes, le public est agité.

L’entrée en scène des arizoniens de Flotsam and Jetsam continue de remuer la foule, et leur Prisoner Of Time provoque les hurlements d’approbation de la salle. Steve Conley, qui a rejoint le groupe tardivement le groupe à la guitare, porte un t-shirt Batman et illustre plutôt bien un mélange de cultures et de genres, comme si pas mal de fans de musiques extrêmes allaient se retrouver à un concert de thrash, qui incarne en quelque sorte une pop culture metal à l’heure actuelle. No Place For Disgrace propage un vent d’électricité qui souffle sur le Trabendo comme pour caresser les spectateurs d’une rage suffisante pour accueillir le groupe suivant. Pour un top départ de la soirée, Flotsam and Jetsam ont drôlement assuré leur rôle d’embrayage et plus encore.

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Destruction, mené par le très charismatique Schmier (qui ne cesse de changer de place sur scène, on en aurait presque le mal de mer) débarque sur une intro profonde et presque solennelle. Ceux qui étaient venus pour de la boucherie s’en délectent dès les premiers accords, ceux qui désiraient simplement assister tranquillement à un concert se sauvent à l’arrière de la salle dès les premiers riffs. Mention spéciale à l’énergie dingue du groupe sur The Butcher Strikes Back, on entend quelques grognements d’aise poussés après le titre qui confirment cette efficacité.

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Le bal de techniciens se déploie à nouveau, et on s’amuse à compter combien de personnes sont nécessaires pour décrocher un backdrop. La réponse est cinq, et on salue la hardiesse de ces roadies qui bossent toujours vite, en toute sécurité et sous le regard de la salle impatiente.

Overkill aura provoqué à quelques personnes qui s’expriment en sortant de la salle une légère déception. Il paraît que leur précédent passage, il y a près de trois ans, avait davantage satisfait les fans. Il n’empêche, c’est à presque 21h qu’apparaissent les membres d’Overkill, sur une scène baignée dans une lumière verte qui rappelle des marécages fantastiques. Étant donné le paquet d’albums studio à leur actif, c’est un très grand défi pour le groupe de réjouir chaque fan. Le dernier opus en date,  The Wings Of War, n’est pas trop mal représenté, mais l’enthousiaste ne peut nier l’étonnante variété de styles explorés par le nom d‘Overkill au cours de leur carrière.

On insiste ici sur le nom, du fait des nombreux changements de line-up qu’il convient de rappeler, et surtout le traffic de musicien opéré entre deux des groupes qui jouent ce soir, vu que Jason Bittner vient tout droit de Flotsam and Jetsam pour s’installer récemment derrière les fûts dans Overkill. Et il assure ce soir. Du côté des guitares, une légère distraction se ressent mais ne gâche en rien le plaisir du public qui se plaît d’ailleurs à parvenir à discuter avec les membres du groupes. En parlant de ça, notons la sympathie du chanteur Bobby « Blitz » Ellsworth dont les allocutions entre les titres sont authentiquement drôles. Le groupe délivre un set exécuté dans la bonne humeur en général, d’une longueur certes nécessaire mais conséquente. Après un rappel joyeux sur fond de Fuck You piqué à The Subhumans, la soirée s’achève avec quelques bourdonnement dans les oreilles et courbatures promises au lendemain.

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Un grand merci à Garmonbozia pour l’organisation de cette date.

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