The Dead South + Matthew Logan Vasquez + Dany Olivier – Le Trianon – 11/04/2019

Après avoir vu le quatuor canadien dans la plus intimiste des salles parisiennes en 2017, La Bellevilloise avait alors été annoncée « Sold Out», The Dead South revient à Paris pour enflammer cette fois-ci les planches du Trianon. Accompagnés de Dany Oliver et Matthew Logan Vasquez, ces trois groupes ont réussi à séduire avec succès une audience fortement motivée… Une jolie affiche qu’il ne fallait pas manquer, signée par Le Périscope.

On commence la soirée avec Danny Olliver, il ouvre seul ce soir le bal au Trianon. Accompagné de sa guitare, ce canadien nous emmène en balade vers le Folk, il sait rapidement capter le public en s’adressant directement à lui. Les titres plutôt dynamiques s’enchaînent sur le thème de la jeunesse, de l’amour et des ruptures, c’est d’ailleurs sur ses points qu’il plaisante avec son public. Pour la fin de son set, il attrape une chaise et s’assoit pour mettre sa guitare en mode LapSteel, frappant le corps et les cordes de sa gratte avec un rythme dingue.

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Le guitariste américain Matthew Logan Vasquez est accompagné ce soir d’un batteur et d’un bassiste manifestement prêts à chauffer les planches du Trianon. Le style du trio Texan est un mélange de Blues et de Southern Rock, avec des parties très dynamiques et entraînantes, agrémentés de back vocaux qui appuient les riffs électrisants de Matthew. Ce soir, il n’y pas de double grosse caisse, car une simple suffit aisément. D’autant plus que le batteur jouant pieds nus, la double pédale ne serait pas gérable à son niveau.La guitare me semble cependant un poil trop forte, parfois saturée, par rapport au reste des instruments mais comme il y a un pedalboard bien rempli il semblerait que ce soit normal.

Pendant qu’il gratte les cordes avec ses dents, le bassiste de Matthew savoure un café dans la plus grande tranquillité. Finalement tout est normal dans ce groupe. Ce mélange particulier de chant bluesy et de riffs southern font leur petit effet.

La salle commence à se remplir peu à peu et le public commence à se chauffer au moment où les trois musiciens s’énervent un peu, en proposant des rythmiques plus fortes et encore plus entraînantes qui surfent avec le Rock’n’Roll. Les saturations de la Gibson se font de plus en plus présentes mais je pense que trop d’effets tuent les effets. Le guitariste-chanteur, qui semble possédé par sa propre musique, tente de faire participer une audience encore timide. Sa tessiture de voix et plutôt agréable et ses lignes de chant sont tout à fait raccord avec le reste ou d’ailleurs rien ne détonne. Le trio conclue sur un dernier morceau relativement groovy mais toujours dans les tonalités sudistes.

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Un court changement de plateau illustré par Run to the hills de Maiden détonne un peu avec la thématique bluesy de la soirée mais pourquoi pas, après tout. Nous avons aussi le droit un morceau de System Of A Down Chop Suey!, qui fait briller les yeux de certains rockeurs dans la salle.Le joli décor simple mais efficace, déjà installé depuis le début, est fait de plusieurs backdrop qui occupe tout le fond avec une illustration qui fait écho à Illusion and Doubt, le dernier album des Dead South sorti en 2016. On peut difficilement se tromper de salle car leur logo est également présent, mais aussi leur célèbre caisse claire décorée d’une charmante paire de cornes de vache.

Dès le départ, l’ambiance sur scène est chaleureuse et intimiste, relevée d’un éclairage tamisé, où seules les lumières des lanternes, accrochées aux pieds des micros, dominent la situation. Le public est plutôt enthousiaste tout le long du concert et les silhouettes des protagonistes sont visibles sur scène une bonne partie du spectacle. Ce sera d’ailleurs un magnifique jeu d’ombre, de lumière et de fumée qui feront la beauté de ce show inoubliable.

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Nate Hilts et Scott Pringle, les piliers du groupe depuis 2012, s’en donnent à cœur joie pour motiver les troupes dès les premiers riffs de banjo et de violoncelle, composés respectivement par Colton Crawford et Danny Kenyon.

On a le sentiment que tout cet auditoire présent semble attendre avec impatience ce morceau devenu célèbre, qui a déjà traversé le monde entier. In Hell I’ll Be in Good Company, bien placé dans la setlist, sait motiver la fosse et les balcons du Trianon pour cette deuxième partie de show. Nous avons ce soir une sorte de mélange de sonorités Bluegrass, Southern et Rock, composé d’une sélection des meilleurs titres des trois albums du groupe. Les acclamations du public ne s’épuisent jamais et semblent donner le rythme de cette prestation hors normes pendant près d’une heure et demie de grand spectacle made in Canada !

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