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True Rockers – Monster Truck

Le quintet canadien Monster Truck appelle à tous les vrais rockers avec leur nouvel album, digne successeur de Sittin’ Heavy, sorti en 2016. John Harvey, chanteur et bassiste de son état, nous offre 11 titres décoiffants dans ce nouvel opus qu’on attendait plus… enfin surtout moi ! Et puis toi aussi ! Et toi là-bas, je te vois tu sais ?

Comme un air de 70’s, l’artwork de True Rockers originale, graphique et colorée fait écho à l’ensemble des compos présentes dans ce deuxième opus du groupe.
Le premier titre éponyme donne direct le ton avec des rythmiques fortement Heavy, puissantes et tout logiquement dynamiques ! La basse, bien présente comme à son habitude, laisse la part belle à la guitare énervée de Jeremy « Jer » Widerman. Et puis, le featuring exceptionnel de Dee Snider (Twisted Sisters) donne une légère touche Glam non négligeable sur ce premier titre.
Tout au long des titres suivants, rien n’est laissé au hasard, tout est correctement calibré et bien fichu. Nous avons là un Stoner Rock réalisé avec passion et talent. Les dix titres suivants s’enchainent dans une dynamique orientée Heavy Rock mais les Monster Truck n’oublient pas pour autant leur inspiration Stoner, qui est fortement présente une fois encore, dans ce nouvel opus.

D’ailleurs, Thundertruck, le second morceau ne déroge pas à la règle avec une partie clavier bien mise en avant dès les premières secondes. Du Rock énergique, rythmé de part et d’autre par des sonorités Heavy, secondés par des lignes de chant fluides et des parties de chœurs dynamiques et entraînantes. Il n’en faut pas plus pour me séduire en fin de compte.
Chacun de ces 11 morceaux est différent, tant par le fond que par la forme. On pourrait en apparenter certains à du simple Heavy Rock, quand d’autres tournent autour du pot Stoner pour se retrouver dans la case Hard Rock.
Evolution est en quelque sorte un melting-pot de tout ça. Ce titre possède un arrière-fond sonore relativement cool et fluide, agrémenté d’une voix puissante et bien présente. En revanche, il reste le morceau le moins présent de l’album à mon sens, même si il a tout pour plaire au demeurant.

Devil don’t care a des allures de Folk/Country avec une intro calme, qui se révèle bien plus énervée au fil des secondes. Quand la guitare essaye de montrer de quels riffs elle se chauffe, elle est vite rattrapée par le chant de John, formant ainsi un duo explosif.
Beign cool is over possède un aspect musical plus commercial et « passe-partout » à mon avis. Les parties instrumentales sont bien réparties et les parties guitare sont toutes un peu similaires du début à la fin, c’est ce côté-là qui me donne l’idée d’un titre sympa mais sans plus. Tandis que Young city heart évolue dans un registre plus Pop Rock avec une basse et une guitare qui se complètent assez bien, et bien sûr une voix puissante pour relever tout ça ! A contrario de Undone, qui fait office d’une tranquille petite balade, à la façon de Eddie Vedder (Pearl Jam). On revient vite dans le brut du sujet avec le titre électrique In my own world, aux intonations qui frôlent presque le Punk, avec ses riffs gras qui défient les lignes de basse avec une facilité déconcertante. Alors non, je ne suis pas musicienne donc je connais pas vraiment les termes techniques que les pro du médiator (ou pas) pourraient employer. Laissez-moi donc vous présenter cet album tel que je le ressens et après, on pourra en parler autour d’un café.

Les doux soli de Jer agrémentent le rythme tranquille de Denim Ranger tandis que Hurricane envoie de l’énergie à fond dans tes oreilles ! Bon oui, ok ça parle d’un ouragan alors forcément ça envoie un peu quand même. Les choeurs, une fois encore bien présents, donnent d’autant plus de puissance à ce morceau bien ficelé. Me voilà donc à la fin de l’album avec le dernier titre. The howlin’ vient clôturer en beauté cette petite pépite de mes canadiens préférés. Un rythme très doux et plus calme que ses prédécesseurs, avec des touches frôlant parfois le Country Rock.

En résumé : True Rockers est fait pour les Vrais Rockers ! Un titre justement nommé pour les fans des Monster, les anciens et ceux à venir. Je suis à nouveau une auditrice conquise, par ce troisième album studio qui envoie bien comme il faut !
« » Don’t tell Monster Truck that Rock is dead. Rock isn’t dead, it’s alive and burning a trail across the globe. Don’t fuck with the Truck! « ».

MONSTER TRUCK
True Rockers
Mascot Records
2018

Eldricht Tales

A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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