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Rhapsody Reunion – Le Trabendo – 17/03/2018

Comme certain.e.s d’entre vous le savent, je suis quelque peu fan du groupe Rhapsody. Ok, ça commence bien. La nana est fan d’un groupe alors elle se sent plus. Pour la p’tite histoire, je les ai découvert quand j’étais ado et je les ai pas lâchée d’une semelle ! C’est un peu eux qui m’ont fait rentrée dans l’univers Metal alors oui, je les aime beaucoup ces italiens. Je suis heureuse que les membres d’origine de ce projet se soient réunis pour leur tournée d’adieu. J’ai eu les larmes aux yeux dès leur premier morceau (et après on s’étonne que mes photos soient floues !). En bref, j’attendais beaucoup de ce concert au Trabendo, qui annonçait complet depuis un bon moment déjà. Pour cette tournée, ils sont accompagnés de 2 groupes : Scarlet Aura et Beast in Black.

Scarlet Aura, c’est qui ? c’est quoi ? C’est un groupe de Metal Mélodique avec une voix de fille, mais pas que ! Originaire de Roumanie, le combo ouvre ce soir pour Rhapsody. Pas simple de se faire une place sur scène en jouant avec un groupe pareil me direz-vous, effectivement c’est vraiment pas simple. Allez, je suis sympa, je laisse une chance et je me dis qu’ils n’ont pas eu le temps de faire les balances. Lorsque le groupe entame une reprise de Cranberries mes oreilles pleurent. Oui vous avez parfaitement le droit de faire des reprises des groupes que vous aimez, oui je comprends l’hommage mais vous avez tout à fait le droit de repriser correctement (ouuuh je suis vilaine !).  Cela fait quelques mois que THE BEAST WHITIN ME TOUR a débuté, il serait malin de revoir un peu les morceaux avant de monter sur scène… Comment ça je thrashe gratuitement ? Non, j’argumente juste sur le fait que je n’accroche pas, et visiblement je ne suis pas la seule. Après avoir eu quelques retours de spectateurs lors de la soirée, je peux me permettre cette conclusion, que j’espère constructive : Scarlet Aura semble être un bon groupe de Metal qui mériterait de travailler un peu plus ses parties instrumentales et d’investir dans un petit coaching vocal. Pour les amateurs de Gotthard, Helloween, Accept, Doro Pesch… c’est un groupe à suivre, pour les autres, faites comme vous voulez !

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Autant les temps de sets sont respectés, autant le deuxième groupe est des plus conceptuels. Les lumières de la salle s’éteignent comme pour attirer l’attention sur la scène. Sauf qu’il ne se passe rien hormis une bande-son qui ferait office d’introduction ? Un morceau complet en fait. Je m’attends à voir les musiciens s’installer sur les planches entre temps, mais je ne vois pas âme qui vive. Ce petit break enchaine un second morceau. Je pense à un playback mal ficelé. C’est à la fin de ce dernier que les interprètes se présentent physiquement avec une bonne énergie et une vraie envie d’en découdre avec ce public perplexe. Sur scène, ça bouge pas mal, ça court dans tous les sens et ça fait des grimaces. Oui Beast in Black n’est pas là pour faire du tricot ! Ils envoient des riffs et des blasts, harmonisés par une ligne de chant masculine qui vole un peu trop dans les aiguës à mon goût. Le chanteur me rappelle parfois Tobias Sammet (Edguy, Avantasia) mais en moins punchy. Difficile d’égaler mon idole n’est-ce pas ? Mais je m’égare. Tobi n’est pas là et Yannis Papadopoulos (chant) fait de son mieux pour motiver son public. Quelques touches de clavier viennent s’incruster dans certain morceaux ce qui donne un rendu… bizarre. Faut savoir de quoi ça parle là sur scène, c’est soit du Heavy soit de l’Electro, les deux ensemble c’est chelou… Mais bon, pourquoi pas après tout ? ça donne un p’tit peu envie de danser…

Entre deux photos, je m’amuse en observant un auditoire assez stoïque bien que le groupe tente de tout donner sur scène. Moi, perso, je ne suis pas dedans. En revanche si vous aimez Judas Priest, WASP ou encore Accept, je vous incite à aller jeter une oreille sur ce groupe finlandais, parce que en version studio c’est quand même pas trop mal et je trouve même que c’est plus sympa qu’en live.

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Après quelques dizaines de minutes attendues avec impatience, je tente de me faufiler à travers une foule de fans et d’amateurs de la bande à Fabio. On me souffle dans l’oreillette que des fans sont arrivés à la salle depuis midi, c’est fou. Qu’on t’il fait tout ce temps-là, dehors, dans le froid ? Bon ok, c’est pas n’importe quel concert de Rhapsody. Le Farewell Tour (la tournée d’adieu, en français) est annoncé depuis longtemps mais je n’osais pas y croire. Jusqu’à ce que je vois de mes propres yeux la réunion des musiciens d’origine de Rhapso’ (le « of fire » n’existait pas alors). Ce groupe que j’ai découvert grâce à un joli artwork avec un dragon dessus (Power of the Dragonflame, sorti en 2002)… et que c’est ma maman qui me l’a offert (bisous maman !). Tant de nostalgie dans un si petit corps. Enfin bref, je m’efforce durant presque tout le concert de trouver une « bonne » place pour admirer avec mes yeux d’ado (Oui j’ai 15 ans ce soir) ce charmant groupe de Heavy/Power se trémousser sur les planches parisiennes pour la dernière fois. Exit le nouveau chanteur, Giacomo Voli, que j’ai rencontré la dernière fois ?

Les titres épiques du groupe s’enchaînent sans relâche durant plus d’une heure. Agrémentés de petites anecdotes racontées par Fabio Leone, notamment sa rencontre avec Christopher Lee pour l’enregistrement de Symphony of Enchanted Lands. Il n’oublie pas pour autant son public adoré qu’il remercie maintes et maintes fois entre deux morceaux.

Des solos de batterie et de basse, agrémentent cette set list plus que parfaite  et illustrent assez logiquement l’expérience du groupe et ses 25 années de carrière.
Rhapsody joue les prolongations jusqu’à 23h30 environ. Il ne s’agit pas là d’un simple rappel mais plutôt d’un au revoir. Fabio remercie une fois encore son public déchaîné et ses musiciens, qu’il présente un par un, sans qui la formation n’aurait probablement pas eu cet air là aujourd’hui.
C’est Luca Turilli qui termine les présentations en ajoutant qu’il a été très heureux de faire partie de ce groupe, qu’il adore la France et que c’est d’ailleurs dans ce merveilleux pays qu’il a rencontré la femme de sa vie, cachée sur le côté de la scène à ce moment-là. Trop timide et impressionnée pour le rejoindre sur scène, elle se fera quand même grillée par les roadies qui ne manquent pas de filmer sa réaction lorsque Luca cite son prénom plusieurs fois. Comment ça je suis une balance ? Je trouve ça plutôt chouette moi.

Moi je dis juste merci. Merci à Rhapsody que j’ai découvert trop tard. Merci à toi, public, d’avoir soutenu les ptits gars de Trieste (Italie) pendant tout ce temps-là. Longue vie à Rhapso’ !

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Et cadeau pour vous, lecteurs inconditionnés, une petite set-list bien méritée :

In tenebris
Down of Victory
Wisdom of the Kings
The village of dwarves
Power of the dragonflame
Beyond of the gates of infinity
Knightrider of doom
Wings of Destiny
Riding the winds of eternity
Symphony of enchanted lands
Drum solo –
Land of immortals
The wizard’s Last rhymes
Bass solo –
Con te partiro
Holy thunderforce

– rappel –
Rain of a thousand flames
Lamento Eroico
Emerald Sword

 

Un grand merci à François Phoenix – Pics’N’Heavy pour les photos de Scarlet Aura 😉

Ne manquez pas la tournée d’Angra qui, sera de passage à Paris le 24 Mars, avec Fabio Leone, dans le rôle du meneur de troupe !

Eldricht Tales

A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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