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Ready Player One – Steven Spielberg

2045. Dans un monde sombre au quotidien assommant, les êtres humains trouvent une raison de vivre dans l’univers de l’OASIS, développé par le très brillant James Halliday. Avant de mourir, ce dernier a mis au point une dernière énigme : celui qui découvrira l’œuf de Pâques numérique dissimulé au cœur du jeu sera le légataire de son immense fortune. Le jeune Wade Watts décide alors de se lancer dans la chasse au trésor… 

Ce film est un bon divertissement, qui souffre cependant, je trouve, de quelques défauts.

L’idée de base est plutôt sympathique : dans un monde futuriste où la vraie vie est devenue tristement banale, les gens donnent du sens à leur quotidien à travers un immense jeu vidéo en ligne à l’univers complexe dans lequel ils peuvent plonger grandeur nature via leur avatar. Ce scénario d’anticipation m’a plu, même si en définitive cet aspect intéressant n’est pas tellement abordé.

Le film tend plutôt vers une dénonciation du capitalisme (les nouveaux enjeux économiques s’articulant autour de ce jeu vidéo). Cette dénonciation n’est pas nouvelle, et se retrouve à travers de nombreuses œuvres. Or elle n’est pas abordée ici d’une façon particulièrement originale.

Ce manque d’originalité est selon moi le principal défaut du film, et pas des moindres : on le retrouve malheureusement à de nombreuses reprises. L’aspect manichéen du scénario ressort très vite : face aux méchants (riches, sans pitié et totalement dénués de psychologie), une bande d’ados révoltés au cœur pur se dresse pour rétablir la justice dans ce monde de vendus ; du vu et du revu.

Et que dire de la romance totalement ridicule qui se tisse entre les deux protagonistes principaux sans nous épargner aucun cliché, du baiser interrompu à la musique dégoulinante qui l’accompagne…

Ready Player One reste cependant un bon divertissement pour plusieurs raisons.

L’univers du jeu vidéo m’a bien plu et en jette question effets spéciaux : on en prend plein les yeux, et les amateurs de fantasy devraient être servis. Les avatars des personnages principaux abordent une question classique, mais intéressante (qui se cache derrière le masque ?).

Le scénario ne manque pas d’action, et force est de reconnaître que je ne me suis pas ennuyée.

L’ensemble est ponctué d’humour et blindé de références que je n’ai sans doute pas toutes saisies, mais qui permettent néanmoins de s’amuser et de passer un bon moment.

Ready Player One est donc un bon divertissement, qui se laisse aisément regarder malgré son manque d’originalité.

Ready Player One

Steven Spielberg

Tye Sheridan, Olivia Cooke, Simon Pegg, Ben Mendelsohn, Mark Rylance

Warner Bros

Eldricht Tales

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