Accueil / Musique / Métal / Lilith – Butcher Babies
Bannière Institut de la Musique

Lilith – Butcher Babies

Les deux chanteuses déjantées de Butcher Babies sont de retour avec un tout nouvel album : Lilith. Se basant sur une inspiration monstrueuse le groupe propose un heavy d’excellente facture et même si par certains aspects le groupe est décrié du fait de ses chanteuses je dois dire que j’ai été conquis. Et en voici les raisons tout de suite !

L’album débute sur les chapeaux de roues avec Burn The Straw Man. Rythme enlevé, chant clair et saturé, des guitares omniprésentes, tout est mis en place pour plaire à nos oreilles. L’ambiance horror-show est également très présente et l’on ressent clairement un petit quelque chose de L’ordi dans leur musique. En tous cas les premières notes envoient du bon son, attaquons la suite. Lilith est plus lancinant, laissant plus de place aux performances vocales des deux chanteuses. Face à cela Headspin commence de manière très lente avant de prendre un léger envol passé la première moitié de la piste. À mon sens ce morceau est un peu hors thématique mais cela arrive. Korova vient ensuite et débute à nouveau de manière molle, avant que le groupe ne vienne y mettre un bonne pêche et secouer le tout. Une bonne chanson qui parvient à mettre les deux voix en valeur, notamment par le refrain. #iwokeuplikethis enchaine avec un rythme de batterie très rapide et entraînant qui confinerait presque au Death Metal ne serait-ce que vocalement. Retour aux intros lentes avec The Huntsman qui alterne aspects plus ballade en s’appuyant sur le chant clair tandis que les refrains rageurs de la seconde chanteuse viennent en contrepoint complet et prenant.

Controller et Oceana débutent la seconde moitié du CD et restent en parfaite cohérence avec ce que l’on a entendu depuis le début. Toutefois Oceana propose vraiment une ambiance marine fort séduisante via le chant clair avant que l’autre vocaliser ne s’énerve et reprenne la main. Look What We’ve Done propose ensuite une ballade heavy du plus bel effet. De bons passages vocaux et une musique lancinante sont parfaitement adaptées et offrent une sympathique pause. POMONA (Shit Happens) nous montre que le groupe compte bien ne pas s’arrêter sur une note mièvre et nous rebalance du gros son dans les oreilles. Underground and Overrated conclue la galette de belle manière avec un son très énergique et bien conçu de A à Z.

A ceux qui pensent que le groupe a bâti sa carrière sur les paires de seins de ses chanteuses oublient bien vite que ce ne sont pas elles qui produisent la musique et que donc même si elles sont mises en avant cela ne fait de Butcher Babies un mauvais groupe car ils savent comment s’adresser à leurs fans avec leurs instruments, ils savent faire parler la musique ! Et Lilith le démontre une fois de plus…

Lilith
Butcher Babies
Century Media Records
2017

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

Lisez aussi

V.EN.O.M. – Dystopolis

Petit détour par le post-apocalyptique metal de Dystopolis, groupe origine d’Allemagne. Qu’est-ce qu’un metal post-apocalyptique …

Entretien avec Lorenzo, guitariste de It Came From Beneath

Après avoir écouté et chroniqué le dernier album de It Came From Beneath, Clair-Obscur, l’occasion …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *