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Les Tambours du Bronx + Acyl- La Machine du Moulin Rouge – 20/03/2018

Comme il fait un peu froid en ce moment, avec Eladan on a décidé d’aller réchauffer nos cœurs gelés à la Machine du Moulin Rouge. On aurait pu aller voir Sepultura à deux rues de là mais on s’est dit que les Tambours du Bronx c’était un peu sympa aussi. Difficile de faire un choix ce soir-là mais on vous explique pourquoi juste en-dessous…

Je n’ai pas pu assister au show de Acyl, qui était en première partie, mais je les avais vu il y a quelques semaines à la Boule Noire. J’ai donc prêté ma plume à Eladan pour présenter cette première prestation :

La soirée commence fort avec Acyl, mais pour avoir déjà vu le groupe sur un certain nombre de dates, le contraire m’aurait plutôt étonné. Au vu du public déjà présent dans la fosse de la machine, je ne suis visiblement pas le seul à ne pas être venu que pour découvrir les Tambours du Bronx. Sur scène, on voit que les mecs connaissent leur show et on sent que le groupe joue à la maison. Je ressens cette proximité avec le pulic à travers une forte interaction entre le groupe et la fosse. Pour ma part, j’ai toujours trouvé que c’est en live que le Metal ethnique du groupe trouve toute sa splendeur et ce soir n’y fait pas défaut, les morceaux, connus par cœur par les fans, prennent une dimension supplémentaire avec l’énergie du live et la sincérité avec laquelle les gars les interprètent. Pour n’en citer qu’un, je dirais Finga qui associe tous les pans du groupe avec les percussions, les chants traditionnels et la dureté du Metal, mais tous les morceaux joués en live sont excellents. C’est marrant de voir la tête d’Amine, le chanteur du groupe, lorsqu’il présente un instrument inconnu de nos cultures occidentales et que la fosse gueule à fond le nom du dit instrument – le karkabou, sorte de matraquasses en fer – Ça donne un petit côté exotique et familial au concert. D’ailleurs en parlant d’instruments exotiques, il serait difficile d’oublier l’utilisation des Bendirs, grands tambours berbères que chaque musicien fait raisonner et voltiger dans les airs sur The Battle Of Constantine, du grand art ! Acyl, c’est un grand moment de partage où tout le monde donne de l’amour musical dans une grande partouze auditive… euh… il se peut que j’utilise là un léger superlatif. Mais Acyl c’est de la musique excellente, tout public et surtout entrainante.

Bon, on sent bien qu’il y a des gens restés au bar ou pas encore arrivés par ce qu’il y a encore de la place en fosse mais niveau ambiance, c’est assez dur de les qualifier de « première partie » par ce qu’ils font le show et fédèrent la foule comme une vraie tête d’affiche. Et franchement, c’est vraiment un plaisir de les voir évoluer avec un tel sourire sur la grande scène de la Loco (comment ça, c’est plus la Loco ?!).

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Pour ma part, je suis arrivée pile pour le début du concert des Tambours du Bronx. Simplement curieuse de découvrir ce projet, c’est après avoir salué les copains tout le long du couloir pour accéder à la salle, que j’arrive minutieusement  à me trouver une petite place au milieu d’une fosse bien déjà bien remplie.

C’est avec stratégie que j’arrive à voir les milliers de gens sur scène, entre deux têtes de grandes personnes devant moi. Bon, OK, j’extrapole un peu, ils ne sont qu’une petite quinzaine de musiciens qui se partagent les planches de la Machine. Et surprise ! On y compte quelques guests tel que Franky Costanza (Blazing War Machine) derrière les fûts, mais aussi Reuno (Lofofora) et Stéphane Buriez (Loudblast) derrière les micros métalliques. A l’occasion de ce « Weapons of Mass Percussion », on ajoute trois guitaristes et un bassiste, et le tour est joué ! C’est bon, tout le monde est là ? Il manque personne ? Et si on ajoute Arco Trauma (Chrysalide, Sonic Area) aux platines, ça donne quoi ? Bah ça donne un show complètement dément ! Au-delà des neufs bidons en métal qui font une sorte de barrière visuelle entre le duo de chanteurs et les musiciens, on va dire que les Tambours du Bronx ça envoie du bois d’arbre. Le mix percussions-metal c’est pas mal mais un truc me chagrine. Le son… en fait, faut choisir, soit je focalise mon oreille sur les percus, soit sur le chant, soit sur les instrus mais tout en même temps c’est pas très commode à comprendre. Je ne pense pas que les structures des morceaux soit si complexes que ça et pourtant je peine à entendre certains riffs ou certaines parties chantées. Je râle d’habitude sur la basse que j’entends trop, tout le temps, souvent, et là, pour une fois, je l’entends presque pas. Je me dis que je suis peut-être pas au bon endroit dans la salle donc je tente de trouver un nouveau spot d’écoute. Ici ou là, c’est pas beaucoup mieux en fin de compte. Tant pis. J’essaye de profiter quand même des derniers morceaux du set et d’essayer de comprendre ce qu’il se passe sur scène et dans la fosse qui fait trembler le parquet. Faut dire ce qui est, les Tambours savent mettre de la chaleur dans les p’tits cœurs !

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Globalement, on a passé un plutôt bon moment dans la fosse même si les retours son n’étaient pas vraiment au rendez-vous. Quoiqu’il en soit, nous avons ici une affiche de qualité, griffée Access Live, une fois encore !

Au cas où vous auriez manqué l’info, Acyl sera présent au Kave Festival, dont nous sommes partenaires ! RDV le 30 Juin prochain, à Chatou 😉

Photographie : Eladan Elraïr Photography

Eldricht Tales

A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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