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Lastman – Jérémie Périn

il va y avoir du sport !

À Paxtown, ville rongée par la violence et la corruption, le jeune Richard Aldana, boxeur amateur, vivote entre la recherche d’un emploi et le club de boxe de son ami et mentor Dave McKenzie. Ce dernier est un jour enlevé sous les yeux de Richard, impuissant face à « l’Ordre du Lion » et leur chef Rizel. Richard va peu de temps après apprendre l’existence de Siri, fille cachée de Dave qui cherchait à la protéger de l’Ordre. Richard va se retrouver à devoir la protéger des sombres ambitions de Rizel.

Dans la vie, il y a 2 types de dessins animés

  • Les Américains, qui n’ont qu’un seul but : vous vendre un jouet.
  • Les Japonais ou « japanimations », qui ont la sale habitude de combler les trous d’un épisode à un autre et de ne proposer qu’un vrai spectacle un épisode sur dix. Et vous vendre un jouet.

Et puis surtout, aujourd’hui on ne parle plus vraiment de dessin animé, mais plus d’animations gérées par ordinateur. C’est moins cher et ça rapporte plus. Ce que je trouve personnellement triste, les décors étant souvent vides et l’effet poupée de cire me glaçant le sang (oui, il m’en faut peu).

Et puis, il y a les dessins animés français, ils ne sont pas nombreux, pas très connus à l’international, on pourra citer pêle-mêle Martin Mystère ou Il était une fois… La Vie dans les rares exceptions.

Et là, je me sens gêné, car Lastman n’est pas une exception, mais bordel, ça change et ça fait du bien !

Reprenons depuis le début

Créée sous l’impulsion de Bastien Vivès (aucun lien de parenté avec Gérard) Lastman est une bande dessinée en 10 tomes sortie entre 2013 et 2017 et ce dont nous allons parler est une préquelle.

L’histoire, donc, est celle de Richard Aldana,  un « loser magnifique » qui fait de la boxe et qui squatte d’ailleurs la salle où il s’entraine sous l’œil de son ami/coach sportif/mentor Dave McKenzie. Même s’il a un certain talent pour la boxe, la paresse et le fait qu’il ai un sang très chaud font qu’il perd systématiquement chaque petit-boulot que lui trouve Dave. Le dernier, pour la mafia de la ville fictive de Paxton, s’est fini par un poing dans la tronche du gérant qu’il ne trouvait pas à son goût.

Tout va bien pour Richard, il casse des mâchoires et se la fait briser, parfois.

Jusqu’au jour où un homme mystérieux, nommé Rizel, enlève Dave sous les yeux de Richard, impuissant. Cet étrange agresseur, dirigeant le tout aussi énigmatique « Ordre de lion », fera tout pour arriver à ses fins.

Tout s’emballe alors pour notre héros, non seulement son meilleur ami est envoyé Ad Patres, mais il lui avait également caché qu’il avait une fille, prénommée Siri. Et même si elle a l’air frêle et innocente, « elle cache un terrible secret ». #Suspense #AccrocheDeFilmLambda

Je vous fais confiance pour regarder la suite *clin d’œil appuyé*. Ça va parler de monstres, d’arrachage de cœurs, d’univers parallèles… Et puisque je suis sympa, je vous mets un petit amuse-bouche, ne me remerciez pas.

Un univers riche en promesses et en références

Le premier gros point positif avec Lastman, c’est son format : comptez pas plus de 13 minutes par épisode pour une saison qui en contient 26, c’est un choix payant puisque ça permet de mettre des sous-intrigues entre 2 épisodes revenant plus dans l’intrigue principale. Je refuse de parler de « filler » ici, puisque ces sous-intrigues auront une vraie incidence sur le déroulement de la série.

Et puis surtout, avant d’atterrir sur Netflix (et en DVD / Blu-Ray), Lastman fut diffusé sur France 4, d’où le format d’ailleurs : il faut accrocher le spectateur, avec des épisodes courts et avec rebondissement(s) à la fin ou attente pour la suite. Comme l’a expliqué le réalisateur Jérémin Périn, ils avaient le choix entre 26 épisodes de 13 minutes ou l’inverse, ce choix s’est révélé payant.  Plus rapide, plus nerveux et plus fluide, le format adapté correspond avec le ton de la série.

L’univers lui n’est pas en reste, avec des bastons rythmées, des dialogues assez loufoques par instant (quand on sait que Balak, le scénariste, a aussi fait la websérie Les Kassos, ça se pose là), sans parler des titres des épisodes reprenant systématiquement une ligne de dialogue de l’épisode en cours. Donnant des résultats chelous, mais qui intriguent, quand on est dans le bain assez violent et dingue de l’Univers de Lastman, on a inévitablement envie de voir dans quelle circonstance « Tu pourrais me passer la moutarde ? » (Épisode 20) pourrait être prononcée.

Sans parler des références, nombreuses, très nombreuses, dans un combat, on pourrait reconnaitre des bruitages de DBZ, un geste digne de Naruto. Les personnages aussi avec le Big Boss de la mafia qui ressemble étrangement au Kingpin de l’univers Marvel (mais avec un charmant accent corse).

Tiens, en parlant d’accent, la VF est presque parfaite, les voix ont été choisies avec précaution pour qu’aucune fausse note ne se fasse entendre malgré un problème de poids: même si la série est française, elle évolue dans une ambiance typiquement américaine.

À noter aussi que certains épisodes ont été interdits aux moins de 16 ans de par leur contenu sexuel. Bon ce n’est pas porno, non plus, mais ça peut choquer.

Tomie Katana sera le « love interrest » de la série. On ne peut pas en vouloir à Richard…

Bref, ça se regarde ?

Malgré l’effet assez cheap par moment (le budget a été bouclé grâce à une campagne Kickstarter) des animations, il faut apprécier le spectacle que nous offre Lastman, n’en ayant jamais entendu parler avant, il m’a donné envie de lire les BD par la suite, ce qui arrive assez rarement pour être honnête.

Les personnages sont attachants, la quête est hors-norme, l’action est présente et un je-ne-sais-quoi nous captive.

Surtout, il confirme cet adage qui dit : « En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées » ; et Lastman en est un parfait exemple, dommage que les producteurs français soient aussi frileux pour ne pas donner naissance à des projets similaires dans l’hexagone.

Note : Addict/20

on ne finit pas indemne de Lastman, on en voudra encore et encore…

Lastman 

D’après l’oeuvre de Bastien Vivès – Lastman aux éditions Casterman

réalisé par Jérémie Périn

Studio: Je suis bien content

avec Martial Le Minoux, Maëlys Ricordeau, Vincent Ropion, William Corin, Patrick Béthune, Barbara Beretha.

Disponible en DVD/Blu-Ray et sur Netflix

Eldricht Tales

A propos de Loïc Piquet

Passionné d’étymologie, d’infos insolites, de marketing, de foot, de théâtre, de cinéma d’action/science-fiction, de jeux-vidéo et sérivore quand le temps me le permet, je veux transmettre mes passions, parce que seul, bah…Sinon ça serait naze. Poseur de questions existentielles devant la stupidité (du genre, les pingouins ont-ils des genoux ? Combien pèse Internet ?), je sais néanmoins apprécier les choses simples comme une glace vanille/pistache… Au bord d’un transat… à l’Île Maurice…

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Un commentaire

  1. Grand fan de la BD, je suis absolument d’accord avec ce qui est dit ici, tant dans les points plus que positifs que ceux qui le sont moins (mais qui sont compréhensibles).
    Petite précision toutefois concernant la BD, l’histoire complète doit se tenir en 12 tomes. Il en reste donc encore 2 à sortir. D’autre part, ce qui est fabuleux avec l’univers créé par Balak Sanlaville et Vivès c’est qu’il est transmedia. En effet, ils ont aussi fait un jeu vidéo type baston (évidemment) qui est sorti l’an dernier je crois.
    Bref une totale réussite sur tous les plans !!!

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