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I Don’t Mind – Seven Ages

 

Si vous avez lu l’interview faite de Seven Ages ici-même, vous savez sans doute déjà qui ils sont. Si vous ne l’avez pas lue, je vous invite d’ores et déjà à la lire mais on va quand même faire les présentations.

Existant depuis 3 ans dans sa forme actuelle, Seven Ages n’a pas chômé : nombreuses dates parisiennes (Dame de Canton, Dr Feelgood et divers festivals en Ile de France dont un avec les Wampas, excusez du peu!), vainqueurs d’un tremplin au Rack’am de Brétigny-sur-Orge leur ayant permis un accompagnement scénique professionnel… et maintenant ce nouvel EP, I don’t mind.

Avec I Don’t Mind, on prend les mêmes, on efface tout (ou presque) et on recommence. Cet EP contient la crème de la crème du répertoire de Seven Ages, enregistrée en conditions professionnelles. De quoi rendre sacrément justice à ces titres qui ont tout pour réussir : efficaces, punchy et rock en diable.

Car oui, avec Seven Ages il n’y a pas de concession, nous sommes bien dans du rock. Du britrock plus exactement, ce que nous percevons vite à l’écoute de l’EP. Des belles harmonies queenesques tout au long de l’album, un brûlant morceau éponyme que n’aurait pas reniée la bande d’Alex Turner et un sacré sens de la mélodie qui rentre dans la tête : j’en profite pour dire que je ne suis pas responsable d’un refrain de Fire qui vous hanterait un peu trop la nuit.

Comme la pochette nous le montre, chaque morceau a son identité propre et bien marquée. Des influences funk de Fire à l’insouciance et la liberté rock de You get me high, le rythme frénétique et inquiétant de Necropolis… Il y en a pour tous les goûts dans cet EP, tout en restant très cohérent et avec un son reconnaissable, ce son british vers lequel le quartet lorgne allègrement et avec réussite !

 

C’est un très beau renouveau et le début d’une ère prometteuse que nous offre Seven Ages avec cet EP. Le mixage est de qualité (et quel plaisir d’entendre des parties de basse aussi cools que dans Fire et You get me high notamment, pour cette grande oubliée des mixages rock), les morceaux sont travaillés sans être surproduits, l’ensemble est solide et efficace. Que du bon pour un groupe qui a tout pour réussir dans la jungle qu’est le milieu rock parisien.

L’autre force du quartet est la scène, où leur énergie peut se percevoir à des kilomètres. Ça tombe bien car ils défendront ces titres sur scène le Jeudi 8 Novembre 2018 à la Dame de Canton (Paris 13e) ! L’occasion de se prendre une bonne dose de rock british et de traverser la Manche l’espace d’une soirée.

I Don’t Mind
Seven Ages
2018

Eldricht Tales

A propos de Nono

Touche à tout et électron libre passée par des expériences en théâtre et en télévision, Nono finit par se poser pour son plus grand amour, la musique, en travaillant comme assistante de production. Elle vit cependant une double vie avec moins de tableaux Excel, mais faite de concerts transpirants, de pop punk, rock alternatif et emo. Et comme les choses sont bien faites, elle aime bien parler de cette double vie avec plein de mots et d'enthousiasme.

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