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Entretien avec Olivier, guitariste et chanteur de Pogo Car Crash Control

Pogo Car Crash Control, c’est un groupe de gamins énergiques qui veulent jouer leur musique à tous prix, diffusant récemment leur son sur les stages du Download et du Hellfest. C’est pas rien, non ? Donc on en a profité pour leur poser quelques questions !

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Pourriez-vous tout d’abord vous présenter et nous expliquer ce qu’est Pogo Car Crash Control exactement comme groupe ?

Olivier : Oui ! Pogo Car crash Control c’est Lola (basse), Louis (batterie), Simon (guitare / chant et c’est le pti frere de Louis) et moi même, Olivier à la guitare et au chant. Lola est arrivée il y a maintenant déjà 2 ans lorsque Benji notre 1 bassiste a quitté le groupe pour continuer ses études. C’est à cette période qu’on a signé notre contrat chez Panenka, le groupe existait depuis déjà 5 ans mais c’est à partir de là que tout s’est accéléré pour nous. Donc exactement, POGO c’est un groupe de rock lourd en français à situer quelque part entre Slayer et les BB brunes.

Comment en êtes vous venus à la musique, et plus particulièrement au metal ?

Olivier : On s’est rencontré au lycée en seine et marne (77) ! A l’origine on jouait tous dans des groupes du lycée. Ça allais du ska, au hard rock en passant par la world musique ! Et puis après le lycée, on a eu une révélation : Il faillait qu’on monte un groupe qui joue très fort. C’est parti de cette idée. Dans notre bande de potes, on jouait tous de la musique. Dans nos soirées ça jammait systématiquement. C’est l’intérêt d’avoir grandi en banlieue lointaine. Tu peux faire du bruit. Et puis en grandissant, tout d’un coup c’est devenu relou les jam en soirée. Les gens voulaient écouter des playlists et danser. Alors nous, pour garder ça, on a pris le groupe au sérieux et on a tout donné pour continuer à faire la teuf en musique. D’ailleurs, au début vers 2012, je me souviens avoir dit à Louis : « Tu te rends compte si on monte un bon groupe on pourra avoir des soirées tout les week-end et picoler gratos ! ».

Et le métal c’est simplement une musique qu’on a toujours sentie dans nos tripes. Mais je continue de penser que Pogo n’est pas un groupe de metal au sens pure.

Déprime hostile est le tout dernier album du groupe. Comment s’est passée sa réalisation ? Qui a écrit la musique et qui s’est penché sur les paroles ?

On a été très efficace ! En fait sur l’EP on a condensé les 6 meilleurs chansons qu’on a fait en 5 ans. On ne voulait pas remettre « Conseil » ou « paroles / m’assomment » sur le LP car on voulait garder cet EP intact. Donc on a composé assez rapidement cet album. Il y a seulement 2 / 3 titres qui étaient déjà là depuis longtemps. A la différence de l’EP, il y avait un désir de rendre le son plus sombre, plus « metal alternatif ». On a mis nos racines garage un peu de côté et on ne regrette pas du tout, c’est ce choix artistique, qui nous a ouvert les portes du Hellfest ! Pour l’écriture des paroles ça marche au feeling. Louis, Simon et moi écrivons chacun de notre côté, c’est assez personnel.

L’artwork de cet album est finalement assez étrange avec plein d’éléments et cette couleur rose. Comment s’est passé le travail dessus ? Et finalement pourquoi ce choix ?

C’est Baptiste Groazil qui a dessiné la pochette comme toutes les pochettes qu’on a eu d’ailleurs. Personnellement j’adore les couleurs qu’il utilise et le style cartoon qui vient sans doute de son vrai métier puisqu’il fait des dessins animés. Cette pochette m’inspire l’univers de « Lanzarote » de Houellebecq. Ce n’est pas nécessairement une référence privilégiée pour le groupe mais c’est la 1ere chose à laquelle j’ai pensé en voyant le dessin : Un touriste le crane ouvert un cocktail à la place du cerveau. C’est très fun.

P3C en est où niveau clips ?

On a fait beaucoup de clip en effet ! C’est Romain, mon frere qui les réalise. Pour le moment rien de prévu, on surfe sur la vague du Hellfest avec la vidéo du live complet qu’on vient de poster. C’est très cool on a touché vraiment beaucoup de monde grâce à ce fest.

Quel est votre morceau préféré de l’album et pourquoi ?

« Déprime Hostile », the tube de l’album ahaha. Il résume bien l’ambiance, il est court et efficace. J’ai trouvé le moyen de rendre l’influence slayer plus rock n roll avec le riff principal simplement en mettant de coté le palm mute. je suis assez content de ce mélange parce que j’ai toujours écouté Slayer comme un groupe punk plutôt que métal.

Comment se passe la promo de l’album ? Les premiers retours sont bons ?

Ca se passe super bien, je crois que tout le monde aime le disque. En tout cas on a rien entendu de très mauvais sur nous. Peut etre qu’on fait peur …

Pouvez-vous, en cinq mots, donner envie à nos lecteurs de se pencher sur votre musique ?

FUCK ! FUCK ! FUCK ! FUCK ! FUCK ! (je dis ça maintenant pendant le test son)

Quel est votre pire souvenir sur scène, en tant que musicien ?

Difficile à dire ! Ah si une fois je me suis fait arracher une dent de sagesse en urgence, qui a terminé en infection. Je ne pouvais plus ouvrir la bouche et c’est Simon qui a chanté tout le concert (rires). C’était à Niort et quand on y a rejoué l’année d’après on nous a demandé « Vous aviez pas le meme chanteur avant non ? »

Vous avez enchaîné deux gros festivals au mois de juin (Download et Hellfest). Comment appréhende-t-on le fait de se retrouver balancé « du jour au lendemain » sur ces scènes finalement énormes ?

Huum je dirais que c’est très adictif, tout de suite. Mais sincérement ca va faire bientôt deux ans qu’on tourne intensivement, on avait aucune raison de stresser. Avec notre équipe qui nous suit sur la tournée et l’expérience, on s’est transformé en machine de guerre. On était plutôt hyper content ! Les festivals il y a un état d’esprit « divertissement » que j’aime beaucoup.

Pour ma part les dates parisiennes restent les plus stressantes parce qu’on joue en tête d’affiche, qu’il y a toujours l’angoisse de ne pas remplir la salle. Mais avec la Maroquinerie qu’on a faite, le groupe a gagné en assurance et on s’inquiète un peu moins de ce genre de chose.

En tout cas on a vraiment eu du pot, sur le Download comme sur le Hellfest on a eu aucune couille : on a pas cassé de cordes, les amplis n’ont pas lâché… Ça paraît bête mais plus tout se passe bien, plus tu peux t’occuper du public et plus on s’amuse tous ensemble. Enfin sur ces 2 concerts concerts Lola est tombée sur le cul en sautant de la batterie mais ça va rien de cassé. Mais si je puis me permettre de contredire ta question, ça ne s’est pas fait « du jour au lendemain », je pense qu’on monte les échelons lentement mais sûrement et ça nous plait.

Quels sont les prochains concerts du groupe ?

6 festival à venir pour boucler l’été !

03.08.18 XTREME FEST ALBI
11.08.18 MUSICALARUE LUXEY
17.08.18 FESTIVAL LES CHEMINEES DU ROCK SAILLAT SUR VIENNE
25.08.18 CABARET VERT CHARLEVILLE MEZIERES
31.08.18 FESTIVAL L’ETE INDE PAU
01.09.18 FESTIVAL GRAT’MOILA LA CHAPPELLE PALLUAU

Mêler ses activités professionnelles (ou étudiantes) et personnelles tout en étant musicien est généralement compliqué. Comment faites-vous pour gérer ces aspects de votre vie ?

Ahaha eh bien moi ça s’est fini par un licenciement à l’amiable. Louis a réussi a gérer jusqu’à la fin de son diplôme d’ingé. Simon a arrêté ostéo mais je suis sur qu’il y reviendra un jour ou l’autre parce qu’il nous masse régulièrement et Lola a arrêté le conservatoire pour devenir punk à chien voilà.

Que répondriez-vous aux gens qui disent qu’à l’heure actuelle il y un trop grand nombre de groupes sur les scènes rock et métal et comment voyez-vous le marché musical actuel ?

Je ne savais pas que les gens pensaient ça ? Sur le marché musical, je n’ai absolument pas les compétences pour en parler sérieusement. Cependant j’aime beaucoup ce retour au label indépendant, le DIY ce genre de chose. Mais effectivement je me réjouis qu’il y ait par exemple dans Paris et sa banlieue tous les jours un concert punk / metal / garage / noise… J’entendais que Paris n’était pas une ville pour les groupes mais personnellement je trouve qu’on a beaucoup de richesses en terme de lieux pour voir des concerts.

Merci pour vos réponses et à très bientôt au détour d’un concert !

 

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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