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Entretien avec le groupe JADES

JADES c’est un peu un OVNI de la scène rock-metal parisienne : quatre jeunes filles venues de nulle part et qui ont su se gagner, en quelques concerts, un public qui les suit de date en date. Alors qu’elles sont en plein coeur de l’enregistrement de leur premier EP je me suis dis que balancer un coup de projecteur sur ce petit groupe en pleine ascension pouvait donner une interview sympa. La preuve ci-dessous !

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Pourriez-vous tout d’abord vous présenter et nous expliquer ce qu’est JADES exactement comme groupe ?

Salut ! Avec plaisir, merci à toi. Pour faire simple, JADES c’est quatre nanas qui partagent la même passion pour la musique, mais qui la mobilisent au service de différents univers culturels. On aime dire aux gens qu’on joue du hard rock’n’roll, et n’importe qui qui viendrait nous écouter serait libre de percevoir notre style comme il le souhaite. On veut juste faire bouger un maximum de gens et s’éclater !

Comment en êtes-vous venus à la musique, et plus particulièrement au rock ?

Chacune d’entre nous a sa propre approche, résultat de parcours bien différents. Par exemple, Chloé (batterie) et Taïphen (guitare lead) ont démarré la musique par un angle plus classique. Chloé a été formée dans le jazz, et elle s’est attaquée au rock littéralement en rejoignant le groupe. Taïphen aussi a arpenté les écoles de musique. Lyndsay (chant, basse) a d’abord été membre de groupes comme chanteuse uniquement, et sait jouer de la guitare, taillée dans le rock depuis toujours. Quant à Cherry (chœurs, guitare rythmique), elle a appris le piano toute petite, avant de se mettre à la guitare, mais headbang presque depuis l’école primaire. En fait, certaines ont été influencées par des proches, d’autres pas du tout. On a toutes eu envie de faire du bruit à un moment donné, à notre manière.

Comment JADES a-t-il été fondé ?

Les petites annonces. En gros, Lyndsay rencontre Cherry à peine quelques mois avant de fonder le groupe. Puis elle tombe sur internet (ah, notre grand ami) sur un personnage mystérieux qui souhaite gérer un groupe de filles. Lyndsay rameute Cherry. Débarquent Taïphen et Chloé, inconnues au bataillon (alors qu’à nous quatre, on en connaît des zicos !), mais le projet tel qu’il était managé semblait bien chelou. L’entente entre nous était tellement solide qu’on a décidé de reprendre les rênes comme des grandes, et nous voilà. On est comme des sœurs à présent.

Le groupe n’a pas encore, à l’heure qu’il est, sorti d’album ou d’EP. Pourquoi et est-ce en préparation ?

Effectivement. Et on va te dire pourquoi : ça ne fait qu’à peine un an qu’on existe ! Mais l’EP arrive, dans les semaines ou petits mois qui viennent. À l’heure actuelle, il ne nous reste plus qu’une session d’enregistrement pour finaliser les prises. Revient ensuite à nos chouchous de Hybreed Studios (bisous de nous) de mixer le bébé. On a vraiment hâte de pouvoir balancer ça au monde entier. Tu vas l’écouter, hein ?

Sur cette fameuse future production, qu’est-ce que vous pouvez déjà en dire ? Quelques scoops ?

Ça va déchirer ! On ne pense quasiment qu’à ça en ce moment. Il y aura six titres, tous originaux, évidemment. Certains ont été écrits aux débuts du groupe, d’autres plus récemment. Mais ce qu’on peut dire, c’est que même ces « vieux » morceaux ont été retapés et leur puissance en studio augmentée. Ça va cogner sévère. Finalement, on a appris qu’un titre peut changer du tout au tout jusqu’à être dans la boîte. Et on espère fort avoir proposé le meilleur pour chacun jusque-là. Après une quinzaine de concerts en l’espace de quelques mois, le public nous a aussi aidées à composer cet EP, dans la mesure où on a su identifier grâce à eux quels seraient les morceaux portant le plus de potentiel. Après tout, c’est aussi pour les autres qu’on enregistre, pas que pour nous !

Pouvez-vous, en cinq mots, donner envie à nos lecteurs de se pencher sur votre musique ?

Il y a une phrase qu’on passe notre vie à répéter, « C’est nous, c’est JADES ! ». Ca suffirait non ? Bon, cinq mots, disons : fun, rock’n’roll, girl power, ambition, folie.
Ou bien : Viens. Nous. Voir. En. Concert. (s’il te plaît ?)

Quel est votre pire souvenir sur scène, en tant que musiciennes ?

La première fois qu’un mec nous a montré son cul. Non, ça c’était cool !

Quels sont les prochains concerts du groupe ?

Sortez les agendas, smartphones, post-its.
Vendredi 13 avril en ouverture de la soirée Aerosmith menée par Dzeta au Pacific Rock à Cergy, puis le samedi 19 mai avec Rapturfarm et Mainkind au Klub à Paris, et aussi le samedi 2 juin à Vitry sur Seine. Plus d’infos et d’autres dates seront vite communiquées sur la page du groupe. Et on aimerait bien, pourquoi pas, sortir un peu de la région parisienne, voire du pays, voire du continent, appel aux amateurs ! Yeeha !

Mêler ses activités professionnelles et personnelles tout en étant musicien est généralement compliqué. Comment faites-vous pour gérer ces aspects de votre vie ?

C’est un peu difficile, pour se permettre un euphémisme. Heureusement, nous sommes toutes là les unes pour les autres, en permanence. On pourrait penser que c’est un poil toxique et source de conflits, mais quand bien même, quand ça arrive, on rebondit intelligemment. Une conversation Messenger entre nous quatre existe depuis le début, on se raconte des choses, on s’encourage, on déconne (beaucoup). Certaines choses sont privées, mais on se sent libre de partager ce qu’on veut entre nous. Ainsi, nos vies à côté du groupe peuvent être trépidantes, mais notre relation en tant que copines, plus que musiciennes, aide beaucoup à supporter ces inconvénients.

Que répondriez-vous aux gens qui disent qu’à l’heure actuelle il y un trop grand nombre de groupes sur les scènes rock et métal et comment voyez-vous le marché musical actuel ?

C’est clair, il y a une offre considérable. De quoi alimenter les oreilles des amateurs de disto pendant un bout de temps ! C’est un peu comme les sportifs de haut niveau, beaucoup s’entraînent, peu atteignent leurs objectifs, peu parviennent à faire rêver le public. Le marché musical actuel présente certes une difficulté majeure : l’intégrer. Il faut réunir une flopée de bonnes conjectures : des contacts, une exposition favorable, un contexte propice… Mais avant tout, il faut être bon. On se dit que si on arrive à être assez bonnes (pas de blague, merci), on a clairement une chance. Et pour cela, on travaille vraiment très dur ! L’avantage d’être des nanas, c’est de jouer sur la relative rareté de formations similaires sur le marché actuel. Ce créneau n’est peut-être pas aussi saturé que le reste. On en remarque de plus en plus, dans plein de styles différents, et c’est génial. On veut plus de meufs sur les scènes rock et metal. Acclamées comme les mecs, sans différenciation. Mais on souhaite avant tout jouer, nanas ou pas, pourvu que le public nous offre cette chance.

Merci pour vos réponses et à très bientôt au détour d’un concert !

C’est nous qui te remercions, et avec plaisir, à plus !

C’est nous, c’est JADES !

Photographie live : Dopik Design
Photographie hors-live : Jean-François Huart et Jordan Dorey

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A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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