Oldman T1 – Chang Sheng

Un récit de pure fantasy en deux tomes qui commence magnifique bien !

Le temps n’est qu’une illusion

Dans un pays lointain règne une Reine sur laquelle le temps n’a pas de prise. Au fond de ses geôles croupit Billy Oldman, un vieux magicien accusé de trahison et qui, derrière ses tours de passe-passe, cache une vérité tragique. Un destin auquel semble lié le secret de l’éternelle jouvence de la Reine… Mais aujourd’hui, l’heure est venue de rendre des comptes. Grâce à ses talents d’illusionniste, Oldman s’évade et délivre au passage une autre âme abîmée : Rebecca, une ancienne générale amputée qui retrouvera sa force d’antan grâce à l’art de Wilson, anatomiste excentrique et concepteur d’automates. Bientôt, ils vont former un improbable trio d’anonymes, exerçant leurs talents dans les théâtres de la ville, attendant secrètement le moment tant attendu de leur revanche…

Une incursion dans la fantasy

Cet auteur nous avait jusque-là plutôt habitué à de la SF, avec une tendance assez réussir au post-apo, mais avec toujours des héroïnes à la fois sexy, parfois un peu trop, et des scénarii passionnants et inventifs. Mais cette fois exit les robots, les androïdes, et place aux épées et à la magie. Mais comme à son habitude Chang Sheng nous propose un récit des plus surprenants. En effet le lecteur découvre Oldman, au fond de sa prison, mais bien vite son évasion et le reste de son histoire vont nous étonner.

Un scénario à tiroirs

L’intrigue développée par Chang Sheng est de grande qualité. Il parvient à proposer une fantasy à la fois classique et divertissante, notamment grâce à la magie qu’il rend à la fois omniprésente et totalement effacée car unique. Oui la manière dont j’en parle est cryptique mais je ne vois pas comment l’expliquer mieux sans tout dévoiler. L’imbrication du récit de la jeunesse de Oldman ajoute du sel et bon nombre d’explications à l’ensemble. La fin laisse espérer un second tome d’au moins aussi bonne qualité, ce qui ne serait clairement pas de refus tant j’ai plongé avec plaisir dans ce nouveau récit illustré avec un grand talent, comme d’habitude, par cet auteur.

Un quatuor de personnages qui fonctionne

Même si la jeune femme sur la couverture est sexy à souhaits, elle ne représente pas tout le récit, loin s’en faut. Car Oldman, Rebecca, Wilson et Helen vont chercher à aller plus loin, à se libérer du joug de la Reine. Et nous allons au fil du récit apprendre l’enfance de Oldman et découvrir pourquoi il était emprisonné. La mélancolie sui se dégage de cette partie du récit marche parfaitement sur le lecteur et rend le vieil homme encore plus attachant.

Oldman est une incursion de Chang Sheng dans la fantasy, pour notre plus grand plaisir. Un dessin de qualité, une histoire passionnante, des héros attachants, rien n’est laissé au hasard pour que le lecteur se prenne au jeu de cette nouvelle série, qui ne dure d’ailleurs que deux tomes. Un format semi-poche permet de mettre en valeur l’objet et de régaler également le lecteur. Vivement le second opus que je connaisse la fin des histoires de notre quatuor !

Titre : Oldman T1
Série : Oldman
N° du tome : 1
Auteur(s) : Chang Sheng
Illustrateur(s) :
Traducteur(s) :
Format : Semi-poche
Editeur : Glénat
Collection : Manga
Année de parution : 2026
Nombre de pages : 360
Type d'ouvrage : BD/Comics/Manga

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