Une novella qui continue la série des Archives des Collines chantantes de belle manière…
« Il se raconte beaucoup d’histoires sur de jeunes mariées appelées à interroger leur époux sur ceci ou cela, et qui libèrent ce faisant des années de malheur et de poison, fit remarquer Chih d’une voix pensive. Je n’encouragerais pas Pham Nhung à ouvrir pareille jarre sans raison valable. – S’il y a du malheur et du poison à craindre ici, adelphe, n’est-il pas préférable qu’elle apprenne avant qu’il ne soit trop tard ce qui se cache dans les vieilles remises ? » L’archiviste Chih accompagne la jeune Pham Nhung à la rencontre du seigneur Guo, son futur époux et maître du domaine de la Haute-Colline, Doi Cao. Or, à mesure qu’approche la nuit de noces, l’adelphe apprend à ses dépens que les monstres se dissimulent parfois en pleine lumière. Un conte gothique, sanglant et cruel, caché sous les faux-semblants les plus délicats.
Une ambiance asiatique délectable
Je découvre la saga des Archives des Collines chantantes avec ce cinquième opus. Nghi Vo est une autrice américaine d’origine asiatique qui va nous proposer avec ce cinquième tome de sa saga une ambiance feutrée, à l’aide de descriptions ciselées, d’une plume acérée dans les dialogues… On se prend au jeu de cette plongée dans les Collines chantantes et du destin de Pham Nhung.
Le destin d’une jeune femme
Et justement l’histoire va beaucoup tourner autour de Pham Nhung, qui part à la rencontre de son futur époux. Mais dans les ténèbres rôdent des créatures qui ne sont pas là pour faire le bien… La manière dont l’autrice gère l’aspect fantastique de sa novella est vraiment intéressant. En effet le lecteur se prend vraiment au jeu de l’horreur qui va se dégager de ces pages, mais sans se départir de ce côté feutré si agréable à la lecture.
Bien que découvrant la série avec ce tome, je dois dire que j’ai été séduit devant l’univers doux, feutré, à l’ambiance résolument asiatique. Le personnage l’archiviste Chih fonctionne à merveille, et vient se placer dans cet univers prenant. Ce cinquième opus, que j’ai pu comprendre sans pour autant avoir lu le reste de la série, m’a donné envie de m’y plonger, de les découvrir dans l’ordre pour vraiment saisir la moelle de cet univers. Une belle découverte de la part de ces défricheurs d’imaginaire que sont l’Atalante.
