Un roman Sœurs de bataille un peu décevant…
Opale est un monde-sanctuaire chatoyant de saints et de soldats, chéri par l’Empereur lui-même. Envoyées pour récupérer le crâne de la révérée Sainte Veres, la Sœur Supérieure Augusta de l’Ordre de la Rose Sanglante et son escouade se retrouvent en plein milieu du festival le plus sacré de la capitale, un temps de célébration et de vénération. Mais tout ne va pas au mieux dans ce meilleur des mondes, en dépit de ce que le gouvernement planétaire voudrait lui faire croire. Les troubles politiques bouillonnent sous la surface, et les attaques de rebelles mordillent les faubourgs de la cité. Pourtant, la menace la plus dangereuse n’a pas encore émergé.
Alors qu’il devient horriblement apparent qu’un culte Genestealer a ses griffes bien plantées dans la peau de la planète, les Sœurs se rendent compte que cela ne peut signifier qu’une seule chose : une flotte-ruche est en chemin pour Opale, et c’est la fin du monde.
Une suite d’action débridée
Ce roman est une suite d’action, un enchaînement de batailles et de combats entre une escouade de Sœurs de bataille et un culte Genestealer. Alors oui les combats s’enchaînent, les jeunes femmes sont d’un courage rare et le fait de retrouver un Culte à l’œuvre est intéressant, mais le roman ne va pas chercher au-delà. Toutefois les scènes de bataille sont bien décrites, on se prend au jeu de la lecture et on en s’ennuie à aucun moment, c’est certain.
Une pure fanfiction mais sans vision d’ensemble
Il manque à ce roman une vision supérieure, la sensation que ce combat va amener à des conséquences plus larges encore, comme dans Briseuse de démons par exemple. Ici on reste sur Opale, rien ne monte que le combat mené par les sœurs aura un sens autre que de protéger cette petite planète, et c’est un peu dommage. Les protagonistes également restent assez plates et surtout très stéréotypées par rapport aux caractéristiques de bases des Sœurs de bataille. Là aussi un certain manque de profondeur est à déplorer.
Ce roman m’a donc laissé avec un arrière-goût de facilité scénaristique. On est face à quelque chose d’assez intéressant en matière de fanfiction, mais ce texte n’est clairement pas au niveau des autres romans Black Library auxquels je suis habitué et c’est un peu dommage. On retrouve avec plaisir toutefois des Sœurs en pleine bataille désespérée mais rien ne viendra en plus donner une ampleur nouvelle au récit. Et le nombre de coquilles dans ce roman est proprement effrayant ! On en vient d’ailleurs à ne pas savoir si le Saint de la planète est un homme ou une femme, c’est dire…
