L’escapade se poursuit…
Poursuivis par la police dans l’affaire du meurtre de Mitsuo Asahina, Ainosuke et Karen se rendent à Enoshima dans l’espoir de raviver des souvenirs d’enfance de la jeune idol. Entre tendresse et traumatismes, Karen goûte encore un peu à l’illusion d’une vie d’adolescente ordinaire avant que leur périple prenne fin et qu’Ainosuke paie pour les crimes qu’il a commis. Mais la jeune fille est-elle prête à accepter un avenir plus radieux sans lui à ses côtés ?
Ambiance plus sombre
C’est terminé les étoiles dans les yeux, le sourire aux lèvres. Cette seconde et dernière partie de l’histoire de Ainosuke et Karen prend une tournure plus dramaturge, plus sombre, dévoilant la face cachée des non-dits de notre société, de notre culture actuelle. Entre traumatismes liés à l’enfance, ruptures émotionnels générales ou autres tendances plus sombres, il est étonnant qu’il n’y ait pas de PEGI apposé sur cette short story.
La vérité prend le dessus
Au delà de ce fond d’ambiance assez sombre pour ne pas dire ténébreux, il y a l’axe majeur qui lui est plus gratifiant. Que ferions nous pour protéger nos être aimés, nos proches. L’amour rend t-il vraiment aveugle ?
Dans Idol Escape, deux points sont mis en avant. Le premier est l’acceptation de la différence que ce soit entre membre de la famille ou entre amis tout simplement. Le second point est la révélation des faits, la vérité donc. Avec des agissements impactés par un réflexe d’auto-défense vis à vis d’une situation pleinement abusive.
Le débat et la moralité de ces deux points dans le contexte actuel, dans notre société, sont un long débat une longue réflexion qui ici sont pointés du doigt.
Retrouvailles
Contrairement à l’ambiance générale de ce tome, la partie finale est d’un tout autre ressort. Nos deux protagonistes se retrouvent après de longues péripéties, et Kira Ito nous montre que l’Amour est plus fort que tout, tout comme l’amitié. Ce sont des liens indéfectibles que tout être humain se doit d’avoir, de vivre; une sorte de force invisible qui nous fait aller de l’avant. La conclusion se fait d’ailleurs sur une double page des plus joyeuse, et sur un texte éloquent : « Je t’aime, et ce pour toujours ».
On notera aussi le magnifique visuel des deux couvertures qui mis côte à côte ne fait qu’un, reflétant parfaitement le lien qui uni Ainosuke et Karen. Une short story des plus intéressante et prenante, mais qui ne doit pas être lue avant 12ans aux vues des sujets soulignés. Ou du moins, biens expliqué par des adultes.
