Un pont sur la brume – Kij Jonhson

 

Un pont sur la brume est le cinquième ouvrage des éditions le Bélial dans la superbe collection « une heure lumière ». Il s’agit ici d’une novella de Kij Jonhson, qui jongle entre fantasy et poésie.

Kit Meinem d’Atyar est peut-être le plus doué des architectes de l’Empire. Peut-être… et tant mieux. Car il lui faudra convoquer toutes ses compétences, l’ensemble de son savoir pour mener à bien la plus fabuleuse oeuvre qui soit, l’œuvre d’une vie: un pont sur le fleuve de brume qui de tout temps a coupé l’Empire en deux. Un ouvrage d’art de quatre cent mètres au-dessus de l’incommensurable, cette brume mortelle, insondable, corrosive et peuplée par les Géants, des créatures indicibles dont on ne sait qu’une chose : leur extrême dangerosité…
Par-delà le pont… l’abîme, et pour Kit une aventure humaine exceptionnelle.

La couverture d’Aurélien Police colle parfaitement à cette novella. De manière générale l’ensemble de cette collection est une véritable réussite

Le scénario proposé par l’autrice est très cohérent et va nous permettre d’observer d’une part la construction de ce pont mais surtout la vie et l’évolution des villages et des habitants qui les composent. Novella oblige, pas de détails superflus et un rythme soutenu parfaitement maitrisé. Il est intéressant de noter que l’univers proposé ici même si peu fouillé par manque de place, pourrait être facilement retrouvé dans une future oeuvre de l’autrice américaine.

Deux personnages vont principalement tirer la couverture à eux, avec une omniprésence de Kit. Durant le récit nous allons voir comment ils vont évoluer en synergie avec Rasali pour qui le passage sur la brume est à la fois une nécessité et une gageure. Les différentes rencontre et problèmes autour de Kit nous permettrons d’en apprendre plus sur son passé et petit à petit de deviner son avenir.

Kij Jonhson, avec sa plume maitrisée, va réussir à insuffler une dose de poésie non négligeable dans ce roman. L’on y trouve en effet plus de contemplation que d’action, et les différents échanges entre les protagonistes sont souvent emplis d’une forme de mélancolie poétique.

En conclusion encore une fois le Bélial signe une novella de très grande qualité et qui se doit de finir entre toutes les mains. Je n’ai pour ma part jamais lu Kij Johnson en dehors de cet ouvrage, mais je vais corriger rapidement cette erreur compte tenu de la réussite de ce texte.

 

 

Un pont sur la Brume

Kij JOHNSON

Couverture Aurélien Police

Le Bélial une Heure lumière 9,90 euros (numérique 3,90)

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