Swallow the sun, groupe de death mélodique / doom finlandais, nous revient avec l’album Lumina Aurea.

J’aurai relativement peu à dire de cet album, qui n’est composé que de deux chansons de 13 minutes et quelques chacune, la seconde étant un instrumental (!).

Le début de l’album est assez intriguant : il s’ouvre sur des notes tenues résonnant sur fond de marée qui va et vient. Les tambours sont introduits au fur et à mesure, sourds et lourds, avant qu’apparaissent des chants masculins très clairs qui rappellent énormément des prosodies religieuses. Une voix parlée vient s’ajouter ensuite.

L’ensemble est minimaliste, et porté par un rythme très lent, voire pas de rythme du tout.

Le reste du morceau mêle ces différents éléments : la voix parlée, des chants religieux, de longues notes tenues, le va-et-vient de la mer et de temps à autre un chant crié très lent.

Le clip, très contemplatif, présente de belles images en bleu et blanc brumeux, qui réveillent bien l’atmosphère du morceau.

J’ai bien aimé ce titre à l’atmosphère particulière, qui m’a immédiatement entraînée ailleurs, et je pense qu’il aurait très bien introduit le reste de l’album…

Sauf qu’en fait de reste, nous devrons nous contenter de l’instrumental de la première chanson. Cette dernière étant plus un mélange expérimental de différents éléments qu’un morceau classique se déroulant selon un schéma type rythme / accompagnements / mélodie chantée ou criée, autant dire que cet instrumental n’apporte pas grand-chose…

J’aurai donc du mal à en dire plus sur cet album, dont la première chanson m’a bien plu mais qui m’a laissée sur ma faim, puisqu’elle est en réalité la seule.

Lumina Aurea
Swallow The Sun
Century Media Records Ltd
2018