Groupe de post-métal allemand, Downfall of Gaïa nous présente Ethic of Radical Finitude, son dernier opus.

J’ai beaucoup apprécié cet album, dont l’atmosphère m’a rappelé d’autres noms du genre tels que Ghost Bath ou Defheaven, deux groupes que j’affectionne tout particulièrement. Downfall of Gaïa propose un mélange entre une voix saturée, torturée, sur fond d’instrumental vif aux rythmes rapides, et des passages plus lents, plus mélancoliques, dont les guitares électriques assez calmes font oublier les solos endiablés habituels.

Les sonorités originales d’Ethic of Radical Finitude m’ont particulièrement plu : cet album joue sur des accords un peu dissonants et des tessitures de notes qui résonnent, comme si elles étaient floues.

L’introduction, Seduced by, nous met tout de suite dans l’ambiance. Planant, sans batteries, accompagné de cordes, ce morceau est un très bon précurseur du reste de l’album et se poursuit avec The grotesque illusion of being et We pursue the serpent of time. Les trois premiers titres peuvent donc s’écouter comme un seul morceau dans la mesure où ils s’enchaînent sans interruption. Il en résulte une grande harmonie.

We pursue the serpent of time s’achève sur un piano mélancolique un peu désaccordé, un peu dissonant.

Guided through a starless night donne à l’album une nouvelle impulsion. Une voix féminine fait son apparition sur la fin, un apport totalement décalé mais qui ajoute cependant un plus certain à l’ensemble.

Cet opus se clôt sur Of withering violet leaves. Le morceau commence par un très long début instrumental où la batterie vient faire sa place au fur et à mesure, avec un rythme qui accélère avant l’arrivée d’un chant saturé mais aussi de voix masculines claires qui chantent en chœur. Ethic of Radical Finitude se finit un peu abruptement sur quelques accords et une voix féminine.

 

Downfall of Gaïa est donc une très jolie découverte, dont le dernier album m’a laissée séduite.

Ethic of radical finitude – Downfall of Gaïa

Metal blade records

Février 2018