Je n’avais jamais écouté d’Alcest avant de recevoir cet album, mais j’avais déjà entendu parler de ce groupe et je savais qu’il serait au Hellfest en juin 2017.

Alcest présente tout d’abord la singularité d’être un groupe de métal français, ce qui n’est pas si fréquent.

Comme c’est en revanche souvent le cas sur les disques de métal, cet album propose relativement peu de chansons mais qui sont assez longues, puisqu’elles durent pour la plupart entre cinq et dix minutes.

Chacun de ces morceaux possède une véritable ambiance, un fil musical qui le sous-tend d’un bout à l’autre, sans pour autant que cet opus donne l’impression de partir dans tous les sens : il y a une cohérence interne tout au long de l’écoute, et j’ai apprécié ce subtil mélange entre l’identité des chansons et une certaine uniformité de l’ensemble.

Autre singularité du groupe, Alcest propose sur ce disque une musique avec des instruments aux sonorités claires, ce qui change des guitares électriques saturées et de la batterie survoltée qu’on retrouve souvent dans les morceaux de métal.

On y entend aussi des notes plus longues et plus tenues.

J’en ai retiré deux impressions principales : la pureté et cette lenteur du tempo donnent une sensation assez mélancolique, mais aussi planante et détendante, expérience inédite, en ce qui me concerne, pour un groupe de métal.

J’ai même pensé à du Sigur Ros à plusieurs moments.

La très belle pochette du disque illustre tout à fait ce que j’ai ressenti en l’écoutant.

Le chanteur alterne entre une voix claire (assez pure) et des chants criés à certains moments. Ces chants criés engendrent une impression désespérée qui se dégage alors, comme si le chanteur hurlait sa douleur.

Alcest est donc une très jolie découverte, et cet opus m’a donné envie d’en savoir plus sur le groupe et d’écouter leurs autres titres.

Alcest
Kodama
Prophecy Productions
2016