Le Power Metal a besoin de thématiques autour desquelles évoluer, ou parfois stagner. Civil War s’est choisi, comme son nom l’indique, la Guerre de Sécession. Une thématique large et peu explorée. Mais après 4 albums ne va-t-il pas y avoir une lassitude de la part du public ? C’est ce que nous allons voir maintenant.

Comme d’habitude avec ce groupe on a droit à une cover dynamique, efficace et en plein dans la thématique. Du bon travail graphique. Et on attaque l’écoute avec le très bon Road to Victory. Des claviers, de la basse et de la guitare a un rythme entraînant : pas de doute on est face à du bon Power des familles. Clairement le groupe n’a pas perdu ce qui a fait son succès et c’est tant mieux. Deliverance sonne comme une charge de cavalerie dans nos oreilles et la bonne musique résonne à fond. Savannah est de la même veine tandis que Tombstone propose une musique plus rythmée par le clavier et sur les couplets raconte son histoire de manière presque drôle avant que le refrain nous fasse retrouver ce qu’on a aimé se les morceaux précédents. Un changement de rythme qui n’est pas malvenu mais surprend. Toutefois il démontre que le groupe est encore en mesure d’innover dans sa musique et c’est tant mieux ! Voilà le clip pour vous faire une idée :

 

America vient ensuite nous mettre son gros son patriotique dans les oreilles. C’est intéressant mais reste dans une veine assez classique. A Tale That Should Never Be Told change un peu dans son introduction mais j’ai été gêné par la rythmique de début lorsque les guitares et la batterie entrent en lice car j’y ai retrouvé une mélodie très proche du dernier album de Sabaton. Toutefois le morceau est intéressant de part ses changements de rythmes. Le refrain est particulièrement pendant d’ailleurs. Gangs of New York est, comme on pouvait s’y attendre emplie d’une mélodie et d’une mélancolie immersive. Un très sympathique morceau. Gladiator est pour moi la piste la plus faible de l’album : déjà vu et revu finalement elle m’a un peu déçu par rapport à ce que le groupe à su proposer auparavant.

Et on arrive au dernier tiers avec le puissant People of The Abyss, le très beau The Last Full Measure et son orgue, ou le beaucoup plus énergique Strike Hard Strike Sure. Chacune de ces pistes possède son propre atout et donne une bonne dimension de l’univers du groupe. On finit sur Aftermath, morceau clairement mélancolique qui conclue à merveille cet album.

Au moment de me lancer dans l’écoute de ce nouveau Civil War j’avais peur d’être lassé, tant par le Power que par la musique du groupe. Eh bien ils ont su me surprendre avec certains morceaux et proposent un album très complet, démontrant une fois de plus leur maîtrise musicale.

The Last Full Measure
Civil War
Napalm Records
2016