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C’est le 7eme album pour les californiens de OTEP. Le dernier, Hydra, remonte à trois ans déjà et cela peut vous paraître long, mais n’est ce pas l’attente la meilleure chose qui soit ? Bon, je ne vous fais pas plus languir que ça et plongeons nous dans ce nouvel album. La pochette fait fortement penser à l’Impératrice Furiosa dans le dernier Mad Max. On arrive presque à planter un décor à l’album en s’imaginant un monde post apocalyptique. D’ailleurs à travers les différents ajouts d’enregistrements, des déformations de voix, on retrouve à l’écoute cet univers.

On commence fort avec Zero qui annonce un album pêchu avec une force au chant plus proche du death métal. Feeding Frenzy commence presque de la même façon mais revient sur le style nu-métal propre au groupe on y retrouve déjà l’utilisation de voix enregistré ou de déformeur de voix pendant les morceaux. La variation entre la voix de la chanteuse et les chœurs dans Lords of War montre l’envie d’impliquer scéniquement le plus de membres du groupe, donnant un morceau qui devrait se retrouver sur la playlist en concert. Royals n’est pas pour moi en dessous des premiers morceaux en terme de qualité. Les variations au chant comme dans les rythmes brut des autres musiciens permettent un bon équilibre à la chanson mais comme In Cold Blood qui suit permet de poser légèrement le rythme de l’album tout en montrant la variation dans les titres qui nous permet de ne jamais écouter la même rythmique à chaque morceau. Down redonne direct le coup de boost en faisant évoluer le titre de façon crescendo. L’enchaînement idéal avec God is A Gun qui se lance directement dans une folie endiablé entre le chant, guitare et batterie, qui parfois laisse place, sur la fin du morceau, à une voix plus mystérieuse.

 

On se rend rapidement compte que l’album est un enchaînement de titre formant une histoire que l’on pourrait s’imaginer avec des images à la Mad Max, comme l’on peut en apercevoir dans leur premier clip. Equal Rights Equal Lefts joue une partition d’un morceau de rap métal qui, avec la bonne dose de métal à différentes parties du morceau, donne tout le corps au chant. On retombe doucement ensuite avec une ouverture plus soft sur No Color, et pourtant cela n’est fait que pour annoncer à la moitié du morceau un reprise du rythme l’on retrouve au début de l’album. Je retrouve pourtant dans Lie une nuance beaucoup plus pop que l’on ne ressent pas dans les autres morceaux. Pourtant le mélange de genre est agréable à l’oreille et permet de lancer les deux derniers titres de l’album, oui on est déjà presque à la fin.

On se lance avec ce qui est le titre éponyme de l’album, Generation Doom. Ici tout y est là, un rift de guitare pour lancer une batterie double pédale et un rythme totalement heavy et un chant maîtrisé de façon démoniaque, qui lancerait tout spectateur en fosse lors de l’un de leur concert dans un mosh pit géant tellement le punch et la l’intensité est là de bout en bout dans ce morceau. Et pour finir me direz vous ? Et bien on a droit à plus de douceur sûrement pour nous remettre de nos émotions. On the Shore clôture un album sur une douce note de rock où voix enregistrée et douceur de mélodie nous permettent de nous remettre, tels échoués sur un rivage pour reprendre nos esprits après tout le punch transmis par le groupe.
Clairement cet album est pour moi une très bonne découverte, et le travail du groupe pour glisser des communications, bruits et autres pendant et à la fin de certains morceaux donnent encore plus vie à l’identité de l’album. On rêve de voir en image ce que peut donner leur vision de cette Generation Doom. Les nuances entre les morceaux permettent de découvrir l’éventail des influences dans lesquels ils ont pioché, et c’est un vrai plaisir. Je pourrais vous en parler des heures, mais j’avoue déjà relancer l’album en fermant les yeux en imaginant ce que serait ma vision de Generation Doom.