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La Finlande est un pays reconnu pour ses magnifiques paysages, ses groupes de Metal de plus en plus reconnus mais aussi pour des musiciens qui font des reprises d’autres groupes, communément appelés cover bands. Jusque-là rien de très original jusqu’au moment où Steve et ses mouettes débarquent avec leurs instruments atypiques tels que la balaika, la mandoline, le kantele, l’accordéon ou le banjo pour revisiter avec modernité des grands classiques de Rock/Metal.
Pour ma part, je les ai découverts sur Youtube complètement par hasard, avec une reprise de AC/DC :

Comment vous dire quelle surprise j’ai eu en découvrant ces drôles de personnages au look de fermiers notoires sortis tout droit d’une botte de foin finlandaise ? De nature curieuse, j’ai continué mes recherches sur le groupe et j’ai découvert rapidement qu’ils n’en étaient pas à leur première cover et qu’ils en avaient même fait un album intitulé Farm Machine (sorti en 2015), que je n’ai pas encore usé jusqu’à la moelle mais c’est bien parti pour.
Revenons-en à mes moutons, ma chronique du jour n’est pas portée sur ce premier album mais sur le deuxième qui est sorti cette année intitulé Brothers in Farms. Le groupe nous propose encore des reprises, toujours avec autant de bonne humeur, de bons arrangements et une post-prod de très bonne facture.

Le groupe présente une fois encore un vrai travail de recherches de sonorités et une technique musicale maitrisée sur un fond de Country-Bluegrass, à priori la référence première du groupe. Alors oui, des cover bands on en connait beaucoup et certains artistes ne se foulent pas trop. Ceci étant dit Steve’N’Seagulls arrive avec habileté à sortir du lot en nous proposant des reprises funky qui donnent envie de les écouter en boucle toute la journée, quitte à pousser le vice à faire quelques pas de danse avec le premier lapin ou la première poule venue, parce que oui, on trouve des choses incroyables dans une ferme !
Le travail du groupe est une fois encore pertinente et pique mon intérêt au vif, à savoir tenter de reconnaitre les versions originales de leurs reprises originales et divertissantes. J’ai pris la décision d’opter pour un Top 3 et vous laisser découvrir les autres par vous-même, afin de ne pas vous spoiler le reste de l’album :

A l’origine, je ne suis pas spécialement fan de Nightwish, mais je dois avouer que je retrouve un certain attrait sur la reprise de Wishmaster qui est retravaillée de façon plus festive et conviviale. J’y retrouve les échos de l’originale sans tomber dans le copier-coller. Les rythmiques de l’accordéon et du banjo me donnent presque envie de remuer mon petit popotin !
Amatrice de Rock-Grunge 90’s, mon second coup de cœur se dirige vers la version d’In bloom (Nirvana) plus rapide et modernisée par des rythmiques joyeuses et positives. Frôlant parfois des sonorités électro bien fichues, contrairement à sa version originale qui était plutôt nostalgique et dont les lignes de basse me laissent encore rêveuse.

Pour terminer mon Top 3, je ne pourrais pas passer à côté du tube universel Born to be wild (Steppenwolf) qui est proposé en une version calme et poétique, revue et corrigée à la sauce finlandaise. Rien n’a changé si ce n’est les instruments et les arrangements, tout simplement parfaits.
Mais dites-moi, vous cherchez encore d’où vient Fill up the tank ? Cherchez toujours, vous ne trouverez pas. En effet, ce morceau-là vient du groupe lui-même et vient se greffer ni vu ni connu, entre deux morceaux. Voici donc une compo personnelle qui se fonds dans le paysage et qui est loin d’être inintéressante, où se rejoignent l’influence Country du groupe et des rythmiques enthousiastes, comme à leurs habitudes.

En somme, Brothers in farms est un album que je conseille aux puristes du genre Rock/Metal qui sont curieux de nouveauté ou à ceux qui ne connaissent pas encore mais qui sont prêts à franchir le pas gentiment vers l’inconnu et au-delà…

Brothers in farms
STEVE N SEAGULLS
Spinefarm Records
2016