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Le quintet francilien Hell Of A Ride a sorti son nouvel album l’année dernière, deux ans après Fast as Lightning pour qui se souvient. Comme il n’est jamais trop tard pour chroniquer de la bonne musique, je vous laisse découvrir Bête Noire à travers ces quelques lignes…
Des riffs dynamiques et puissants introduisent ce nouvel opus, soutenus par un chant fluide et clair. High on Octane est sans conteste le morceau idéal pour présenter cette nouvelle production. Du sang chaud glissant dans une veine Rock/Metal puissante, rien de plus simple pour rentrer dans le moove des Riders. Le deuxième morceau intitulé At the Drive-In, possède courte intro électronique suivi des riffs déchainés de Noré qui impose un tempo global un peu plus calme mais tout aussi énervé que la compo précédente, tant par les variations de chant que les rythmiques explosives échangées tout le long de la compo, qui sera donc la plus longue de l’album avec ses 5’13 au compteur. Le chant de Djej s’impose ici comme une cerise électrique sur un gâteau métallique. Nous attaquons désormais le troisième titre et c’est celui qu’on retiendra le plus sur cet album. En effet, le refrain d’Aphrodisiac Cadillac reste en tête un certain moment après écoute. Un morceau énergique, structuré et relevé par des cœurs réglés en parfaite harmonie, qu’on observera encore mieux au moment où les instruments s’arrêtent un court instant en début et fin du morceau.
Afin de ne pas s’arrêter en si bon chemin, et dans la continuité des intro énervées, nous arrivons à Red Light Mississippi qui est diablement riche en riffs électriques, menés à bien par Noré et Lone Wolf et harmonisée par des lignes de basse imposantes (oh tiens, ça faisait longtemps que je n’en avais pas parlé de la basse !). Ces trois minutes de Modern Rock présentent des parties tantôt calmes, tantôt brutales, qui permettent d’harmoniser une certaine cohérence dans la totalité du morceau mais aussi dans Wicked, le morceau suivant. Nous avons là des riffs saturés et dynamiques, bien placés sur une structure globale fraiche et dynamique vacillant tranquillement vers le Metal mais toujours en gardant des bases Rock, qui donne envie de bouger son p’tit corps de rockeur du début à la fin. Dans le même esprit, nous avons Despair and Hope et Everything’s Missing (dont l’intro de ce dernier sera la plus calme de l’album) à travers lesquels la basse de Franck s’impose un peu plus que les autres morceaux mais laisse tout de même le champ libre aux différents instruments et aux lignes de chant toujours aussi explosives. Les mid-tempo bien gérés donnent à ces compositions des structures justes et maitrisées.

Nous pourrons difficilement passer à côté de Hell of a ride, titre éponyme du groupe qui était déjà présent sur le premier opus qui, rappelons-le, était le premier (gros) EP du groupe, qui a été remanié un poil et il fonctionne toujours aussi bien ! A la façon de Aphrodisiac Cadillac, le refrain reste bien en tête et on n’est pas prêt de l’oublier ! Les derniers morceaux de l’album, Crash and Burn, From Dusk Till Dawn et Rain of Fuel, nous offrent des structures dynamiques, puissantes et structurées, le tout relevé d’une voix juste, puissante et travaillée. Que demander de plus à nos petites oreilles de rockeurs assoiffés ?
Finalement on ne sortira pas indemne de Bête Noire, album justement situé entre le Rock et le Metal, que je conseille tant aux amateurs du genre qui aiment faire bouger leurs cheveux dans tous les sens, que fans du groupe, évidemment ! Même si, personnellement, je garderais une préférence pour le premier opus qui, pour une raison obscure, m’a un peu plus marquée que ce dernier.
En conclusion, préparez votre casque, démarrez la moto et partez sans attendre sur les traces des Riders de l’Enfer !
Stay Rock’n’Roll !

Bête Noire
Hell of a Ride
Season of Mist
2015