siloHugh Howey nous propose un univers post apocalyptique où une parcelle de l’humanité survit dans des silos géants souterrains. Il n’y plus aucune trace de vie extérieure et la Terre est devenue un vaste désert contaminé par des gaz toxiques. Le but de la manœuvre est de maintenir assez d’humains en vie pour pouvoir recoloniser la planète une fois celle-ci à nouveau viable et unifiée.

Toute une société découle de ce principe de vivre dans le silo où les humains sont enfermés depuis plusieurs générations. Un cadre social très structuré se développe pour éviter toute rébellion afin que personne ne décide de sortir du silo. La société est ainsi divisée en cinq factions chacune ayant une fonction vitale et bien précise : les mécaniciens, les cultivateurs, les coursiers, l’intendance et le DIT, ces derniers contrôlant l’information et étant les seuls à savoir à peu près ce qui se passe et le pourquoi de cette vie sous terre. Toute personne qui contrevient au règlement est envoyée à l’extérieur où elle est sensée nettoyer les écrans que les gens regardent à l’intérieur du silo, ceux-ci diffusant ce qu’il se passe à l’extérieur.

Dans un premier temps on suit l’histoire du shérif du silo, Holston, traumatisé par la mort de sa femme déportée à l’extérieur parce qu’elle en savait trop, étant tombée sur des documents qu’elle n’aurait pas dû lire. Des années après, toujours hanté par son souvenir, il décide d’en avoir le cœur net et après avoir désigné son successeur, Juliette, il décide de son plein gré de sortir du silo et meurt. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, loin de là car Juliette, curieuse et farouche, veut découvrir la vérité, aidée dans sa quête par son compagnon Lucas, appartenant à la caste de Ceux-qui-savent (et non on n’est pas dans HP ^^)

L’intrépide Juliette va ainsi mettre la main sur ces fameux documents et découvrir qu’il n’y pas qu’un seul silo enfoui sur Terre mais une cinquantaine, tous privés de communication les uns avec les autres. Pour avoir découvert la tromperie elle est envoyée à l’extérieur, comme de bien entendu. Ses accointances avec le groupe des intendants lui permettent d’avoir accès à une meilleure combinaison de survie que les autres déportés et, au lieu de nettoyer les fameux écrans, elle pousse son chemin plus loin et tombe sur un autre silo, ouvert, suite à une rébellion non contenue ce qui lui permet de découvrir quelques survivants. Elle décide alors de communiquer avec son ancien silo pour mettre à jour la vérité et faire germer une graine de rébellion parmi les siens.

Et c’est ainsi que s’achève Silo, sur une révolte menée à bien. Certes la Terre n’est toujours pas habitable mais au moins l’humanité pourrait sortir grandie de cette connaissance nouvelle de la situation, bien qu’il faille continuer à vivre sous terre.

L’idée de base est certes simple mais le roman est accessible, se lit vite et très bien même si l’histoire est quelque peu cousue de fils blancs. Pour une première lecture et s’intéresser à l’univers de la post apo, Silo est à conseiller. Cependant il manque d’une certaine sève, peut-être d’un tome deux. En effet, le roman aurait pu commencer et non pas finir sur la révolte victorieuse. On ne sait pas ce qui se passe après, comment va s’écrire l’histoire suite à cette découverte et ce qui s’apparente à un élément déclencheur plus qu’à une conclusion.

Silo
Hugh Howey
J’ai Lu
740 pages
8,60 euros