51Q-DY+P6BL._SX333_BO1,204,203,200_Il est amnésique. Il est l’un des neuf princes d’Ambre, ce monde dont tous les autres ne sont que des reflets. Son nom est Corwin et il compte bien vaincre ses frères pour monter sur le trône vacant.

Le cycle de Zelazny comprend pas moins de 10 tomes plus 3, correspondant au prologue de la saga. Considéré comme un grand auteur de fantasy, Zelazny a reçu plusieurs prix dont le Hugo et le Nebula.

D’avance, pour ceux qui sont fan de l’auteur et de cette saga, je m’excuse. Car pour moi cette lecture a été une des pires dernièrement! Impossible de rentrer dans cet univers ultra complexe, mélange entre fantasy médiévale, fantasy urbaine et SF. Tout y passe: de l’horreur en passant par Avalon, les références à la geste Arthurienne ou encore l’Atlantide. C’est un fouillis de références fantastiques qui s’amoncelle sans qu’on comprenne réellement l’intérêt.

L’écriture est au-delà du pompeux avec des tournures de phrases bien trop complexes, un vocabulaire parfois décalé et des dialogues presque hors de propos. C’est long, très long! Certaines séquences qui sur un temps réel ne durent que quelques minutes sont étirées sur des pages. Aucun personnage n’est attachant si ce n’est l’une des soeurs de Corwin au début. Lui est insupportable comme tous ses frères. Il faudra attendre le second volume et l’arrivée du roi Ganelon pour s’attacher (un peu…) à un personnage de l’histoire.

L’ambiance est très froide et au final on n’a pas vraiment envie de suivre les aventures de Corwin: qu’il soit “bon” ou “mauvais”, là n’est pas la question (car un personnage négatif peu quand même être attachant), mais si le personnage nous est indifférent, cela pose un réel problème surtout sur un pavé de 988 pages! De plus, très honnêtement, l’intrigue est incompréhensible. On suit Corwin, on lit ses péripéties, mais à plus de la moitié du cycle, on ne sait pas du tout où veut nous emmener l’auteur. Il nous perd dans des labyrinthes, des forêts démoniaques, des marelles magiques et des batailles navales. On ne comprend pas non plus le rapport entre Ambre et le monde réel. Pourtant, l’auteur tente des explications régulièrement, mais tellement absurdes qu’il est impossible de saisir la géographie de son univers. L’ensemble manque de cohérence et la lecture est plus que fastidieuse.

Malheureusement, ma première intrusion dans la littérature de Zelazny n’a pas du tout été positive et je ressort de cette lecture vidée à cause d’un style littéraire pas assez direct et manquant d’une certaine fraîcheur.

Les Princes d’Ambre – cycle 1

Roger Zelazny

Traduction: Roland Delouya, Ronald Blunden, Bruno Martin et Philippe Hupp

Folio SF

15,50€