En 1995 paraissait chez J’ai Lu “En remorquant Jéhovah” un ouvrage étonnant qui raflait peu de temps après un World Fantasy Award et grand Prix de l’Imaginaire amplement mérités. Deux rééditions chez J’ai Lu, deux rééditions en plus grand format au Diable Vauvert devaient suivre. Devaient suivre, chez les mêmes éditeurs « Le Jugement de Jéhovah » et « La Grande Faucheuse », composant une trilogie qui à ce jour reste l’une des plus originales que les littératures de l’imaginaire aient été capables de produire.

Ci-dessous le résumé que faisait J’ai Lu du premier volume lors de sa parution :

« L’annonce en fut faite au capitaine Anthony Van Horne le jour de son cinquantième anniversaire. L’archange Gabriel se tenait devant lui, ailes lumineuses, auréole clignotante : « Dieu est mort. Il est mort et Il est tombé dans la mer ».

     Mission du capitaine : aux commandes du supertanker Valparaiso, remorquer le divin Corps (trois kilomètres de long) des eaux équatoriales jusqu’aux glaces de l’Arctique, pour Le préserver des requins et de la décomposition. Là-bas, sur la banquise, les anges Lui ont construit un tombeau…

     Oui, mais ça n’arrange personne, cette histoire. Ecologistes et féministes s’en mêlent. Le Vatican aimerait éviter toute publicité — on le comprend ! Bref, ils sont plus d’un à vouloir enterrer l’affaire, c’est-à-dire couler le Valparaiso… et sa précieuse cargaison ! »

Intelligence, humour, érudition, littérature, philosophie, théologie, action, démesure, tout y est, et les volumes suivants ne sont pas en reste. Saluons la belle initiative des éditions Au Diable Vauvert de rééditer l’ensemble en un seul volume de 1184 pages : pour qui ne saurait pas quoi offrir à ses proches,  assurément un très beau cadeau pour Noël

Ci-dessous la présentation de la trilogie par l’éditeur :

« Long de trois kilomètres, le corps de Dieu dérive au large du Golfe de Guinée. Pour le remorquer discrètement, le Vatican affrète un super tanker sous le double commandement d’un baroudeur et d’un père jésuite…

Conte philosophique, satire irrésistible de la religion, de l’église, de l’Amérique et de son mercantilisme, trilogie d’aventure débridée conduit tambour battant, réflexion métaphysique sur l’ontologie et la liberté humaine, La Trilogie de Jéhovah est tout cela à la fois, une pure jubilation ! »