Jvagabond-des-airs.indd‘avais purement et simplement adoré l’univers que Camille Brissot nous avait proposé dans son roman Dresseur de fantômes et le fait que dans quelques jours sortent un second roman dans ce même univers est juste une joie. Avec Vagabonds des airs le lecteur retrouve cet univers post-apocalyptique étonnant fait de dirigeables, d’aventures et de personnages hauts en couleur.

La couverture de Philippe Jozelon est dans la veine de la première : très réussie. Son côté destructuré permettant d’obtenir une vision large de ce que le lecteur va trouver dans le roman. Ici sont mis en avant un homme ailé et une acrobate de cirque de belle manière. Du très bon travail graphique que la quatrième de couverture vient révéler un peu plus :

Le monde avait été redessiné par une série de catastrophes climatiques, les courants marins et les vents modifiés. Les anciennes cartes devenues obsolètes, les aventuriers pouvaient renaître… L’avenir de Tom Werenfeld était tout tracé : second du capitaine Peck, il hériterait de la frégate Odorante et la ferait à son tour courir sur les océans… Mais à la veille de ses dix-huit ans, une impulsion soudaine le pousse à tout quitter pour partir à la recherche de la mystérieuse corporation des Sculpteurs de chair, chirurgiens aux talents légendaires, disparus depuis des années. Héritière d’une lignée d’artistes de cirque célèbres dans le monde entier, Ila Malaga avait, quant à elle, toujours été persuadée qu’elle marcherait dans les pas de sa mère. La mort accidentelle de cette dernière a bouleversé sa vie, transformant l’AeroCircus où elle a grandi en une triste prison. Aussi, lorsqu’elle croise la route de Tom, n’hésite-t-elle pas à partir avec lui à la recherche des Sculpteurs de chair, dont on dit qu’ils ont su créer des hommes ailés…

Ce qui m’avait initialement plu dans Dresseur de fantômes c’est l’univers en décalage complet avec ce que l’on peut voir à l’heure actuelle. Et c’est avec un grand plaisir que je me suis replongé dans ce postapo étrange mâtiné de steampunk. Une sauce assez étonnante qui parvient à prendre essentiellement grâce au talent de Camille Brissot. Le lecteur redécouvre le personnage de Tom Werenfeld, qu’il avait déjà découvert comme personnage secondaire dans Dresseur. Ce jeune homme attachant va cette fois devenir le protagoniste principal, et cela pour notre plus grand plaisir. Alors qu’il est second sur l’Orodante il va tout quitter pour partir à l’aventure. Sur ce point-là pas de franche surprise, ce type de scénario de départ est assez courant. Mais l’auteur le mène bien, entremêlant des personnages brillants ou inquiétants, voire certains dont on ne sait que penser… Au fil des pages elle a su me surprendre, et je dois dire que retrouver l’Aerocircus est un tel plaisir ! Ce cirque volant m’impressionne une fois de plus et je rêverais de pouvoir le parcourir. Scénaristiquement le tout est d’une cohérence impressionnante et on ne s’ennuie pas dans ce récit aux multiples facettes. Rien à redire sur ce point, on sent l’auteure qui aime de qu’elle fait et qui le fait bien.

La plume de Camille Brissot est du même acabit que son scénario : sans fausse note. Les mots sont choisis avec soin, les descriptions comme les dialogues sont parfaitement travaillés et si coquille il y a alors je ne les ai pas vues… Du très bon travail d’auteur mais également éditorial pusque l’ensemble est parfaitement cohérent, bien conçu et bien écrit…

Vagabonds des airs est un excellent roman, assez court, qui ne nécessite pas d’avoir lu Dresseur de fantômes puisqu’il y a très peu d’allusions à celui-ci. Ne serait-ce que pour cet excellent Aerocircus le voyage vaut le détour,et il n’y a pas que ça… Bref, si vous aimez les genres rétrofuturistes alors ce roman est absolument fait pour vous !

Vagabonds des airs
Camille Brissot
L’Atalante
17 €