le goût des cendresUne jeune fille de province ambitieuse traverse guerre, révolution et épidémie avec toujours le même but : revenir vers sa famille auréolée de gloire. Alors que les combats font rage aux frontières du royaume, elle s’introduit auprès des puissants d’une grande ville concurrente de la capitale et participe à un complot contre le roi.
D’amis en ennemis, d’espoirs en désillusions, elle se lancera par amour au cœur d’une insurrection, affrontera les préjugés pour sauver sa vie, connaîtra la traîtrise et l’amitié, sans jamais oublier son objectif : rentrer au pays et y être adulée.

Un royaume désenchanté qui n’est pas sans rappeler la Renaissance italienne et la Révolution française. Une ville qui tente de sauvegarder sa grandeur en s’enivrant de théâtre et d’opéra.

Le goût des cendres est un roman-fleuve difficile à lire, que l’on a du mal à terminer. À force de descriptions un peu lourdes et complexes, l’auteur nous perd dans un univers confus. L’ensemble de l’histoire manque d’originalité et de panache.

La couverture de Vincent Devault reflète assez bien cet état d’esprit un peu brouillon et pas toujours bien travaillé. Les couleurs ne sont pas terribles et montrent une ambiance assez triste.

Aldire est une jeune femme de province intrépide qui souhaite sauver son village. Rejoignant son futur mari à la ville, elle va très vite se rendre compte qu’il n’est pas si facile de plaider en faveur des siens.. Il est assez difficile de s’attacher à Aldire, personnage assez froid et dont les réactions m’ont parfois étonnée. De la courageuse provinciale, elle passe à l’arrogante héroïne persuadée de faire le bien autour d’elle.

Il faut attendre 200 pages pour que l’action démarre vraiment! L’exposition est beaucoup trop longue et l’auteur se perd dans les dédales de ses descriptions. Beaucoup de noms de peuples ou de villes sans plus d’explications (ni de carte…) viennent perturber la lecture. Le style manque de simplicité et de fluidité; on tourne parfois en rond ou la même information est répétée plusieurs fois, mais tournée différemment.

L’histoire est finalement laborieuse et assez loin d’une fantasy épique. J’ai été déçue par la tournure des évènements et l’évolution des personnages. Quand on arrive à la fin, on se demande pourquoi tant de diversions pour arriver à ce résultat… Cependant, on peut saluer l’ambiance historique bien amenée. J’ai parfois eu l’impression d’être au 17ème siècle en France dans les cours où se jouaient intrigues et complots; où tous se donnaient en spectacle comme sur la scène d’un théâtre. La métaphore est d’ailleurs souvent et justement utilisée.

CONCLUSION

Finalement, Le goût des cendres est sans doute trop long par rapport à là où veut nous emmener Maëlig Duval. Quelque chose de plus court et de plus direct m’aurait sans doute davantage séduite, mais la plume de l’auteur reste bien en deçà de ce que l’on peut lire actuellement.

Le goût des cendres

de Maëlig Duval

Éditions du Riez – collection “Brumes Etranges”

19,90€