Dies IraeLe premier tome de Requiem pour Sasha, la série d’Alice Scarling avait su me surprendre, pour de l’urban-fantasy, alors même que les codes de ce genre sont on ne peut plus classiques et usés jusqu’à la corde. J’avais apprécié dans ce premier opus l’efficacité avec laquelle l’auteur nous emmenait sur les traces de son héroïne au profil assez atypique. En sera-t-il de même avec le second ? La réponse maintenant…

La couverture est dans la veine de la précédente, la différence se jouant sur la teinte de couleur, bleue cette fois après le rouge du premier tome. La quatrième de couverture remet un peu les choses en ordre au niveau de l’histoire :

Orpheline, princesse cassée, jouet du diable, héraut de l’Apocalypse…

Je croyais que découvrir enfin mes origines m’apporterait la paix… je n’imaginais pas que ce serait un aller simple pour l’enfer. Littéralement.

Destinée à déclencher l’Apocalypse, j’ai fui Lucifer. Mais le sulfureux et insupportable général démon envoyé pour me ramener m’a mise face à un choix impossible : sacrifier l’homme que j’aime ou condamner l’humanité toute entière. 

Devinez ce que j’ai choisi ?

Dies Irae, jour de colère en latin, a eu beaucoup de mal à me séduire de prime abord, je préfère le dire directement. Ce qui m’a particulièrement gêné, c’est la difficulté que j’ai eu à reprendre l’histoire là où elle recommence en l’absence de tout résumé. Je me suis vraiment retrouvé tout bête avec ce premier combat d’entrée de jeu alors que je ne me souvenais pas des tenants et aboutissants. Cela m’a moins posé de soucis par la suite bien évidemment, mais cette première entrée en matière s’est trouvé être vraiment gênante.

Une fois passé ce premier écueil par contre j’ai été très content de ce second tome. J’ai retrouvé le rythme et le style imposés par l’auteur et à aucun moment je ne me suis ennuyé. La romance sous-jacente ne vient pas gâcher le scénario général qui prend cette fois encore plus d’ampleur, pour le plus grand plaisir du lecteur. Lucifer est finalement le personnage qui m’a le plus impressionné et marqué, même si les autres (Sasha, Gabriel,…) sont attachants à leur manière, après tout est question de sensibilité.

Alice Scarling nous emmène toujours aussi loin dans son imaginaire à l’aide d’une plume qui ne laisse aucune place aux concessions. Sans être avare de mots elle ne s’encombre pas de descriptions interminables et cela laisse plus de place à l’action, ce qui m’a particulièrement satisfait.

Dies Irae est donc un excellent second tome, qui donne envie de continuer la série, un peu à la manière des Rebecca Kean de Cassandra O’Donnell, malgré le léger bémol du début. Séduisante, cette série devrait plaire aux amateurs de métal, de romance paranormale mais aussi à ceux aimant l’urban fantasy bien construite. Bref, jetez-vous dessus sans hésitation, ça vaut le coup…

Dies Irae
Requiem pour Sasha T2
Alice Scarling
Milady
7,10 €